L'info grand ouest

19/04/2017 18:27

Le combat des "GM&S" se poursuit à Paris

 Environ 150 salariés du fabricant de pièces automobiles GM&S de La Souterraine (Creuse) se sont invités mercredi sur les Champs-Elysées pour "demander du travail" à leurs principaux donneurs d'ordre, PSA et Renault, a constaté une journaliste de l'AFP.

GM&S Industry, spécialisé dans la fabrication de pièces pour l'industrie automobile et l'un des premiers employeurs du département (283 personnes), a été placé en redressement judiciaire le 2 décembre. Il est sous observation jusqu'au 23 mai.

Les manifestants, en tenue de travail grise et bleue, sont restés une heure devant le showroom de Renault, où la police a fait usage de lacrymogènes pour les empêcher d'entrer, avant de rejoindre celui de PSA, fermé par précaution.

A grand renfort de trompes, klaxons et pétards, ils ont brièvement entravé la circulation sur les Champs-Elysées, puis autour de l'Arc de triomphe, avant de gagner l'usine PSA de Poissy (Yvelines) où ils entendent rester "au moins jusqu'à jeudi".

Depuis le début d'après-midi, les manifestants bloquent les entrées des camions dans l'usine, selon la direction du site interrogée par l'AFP. La CGT affirme que les sorties sont elles aussi empêchées. Pour autant, "la production se fait normalement", précise PSA, qui a néanmoins fait livrer par hélicoptère des pièces dans l'après-midi et précise avoir demandé l'intervention des forces de l'ordre.

Le DRH du groupe, Xavier Chéreau, a dénoncé auprès de l'AFP une situation "inacceptable", "de nature à remettre en cause la contribution de PSA qui a toujours initié une dynamique positive". Le groupe affirme être le seul à avoir maintenu son niveau de commandes quand "les autres clients ont sciemment abandonné GM&S", selon un porte-parole.

Une entrevue entre la direction et une délégation était toujours en cours à 17H30. Début avril, le PDG de PSA, Carlos Tavares, avait déjà rencontré les organisations syndicales.