Fonderies du Poitou : Renault et le repreneur potentiel des deux usines de la Vienne sont tombés d'accord


fonderies_du_poitou_fonte_ingrandes.png

Un accord a été signé entre Renault et le britannique Liberty House, repreneur potentiel des deux usines d'Ingrandes, Fonderies du Poitou Fonte (FPF) et Saint-Jean Industries Alu, à la veille de la décision des tribunaux de commerce.

Maintien du volume des commandes pendant 4 ans

L'accord, signé vendredi et annoncé aux syndicats lundi, porte sur les clauses suspensives, principalement sur la garantie des volumes de commandes des quatre prochaines années que Renault s'engage à tenir et sur l'amiante présente dans les deux sites, source de contentieux potentiels.

"C'était les clauses principales qui risquaient de faire échouer l'accord de reprise", a expliqué à l'AFP Jean-Philippe Juin, délégué syndical CGT à Saint-Jean Industries.

"Il reste aux tribunaux de Poitiers et de Lyon de statuer sur la reprise mardi pour l'aluminium et mercredi pour la fonte. Maintenant que les clauses sont levées, il n'y a aucune raison que ce soit rejeté", a-t-il poursuivi, se disant "soulagé" par l'accord signé entre Renault et le groupe britannique.

Le tribunal de commerce de Lyon se prononce mardi sur une éventuelle reprise de l'usine de Saint-Jean Industries Alu, et celui de Poitiers rendra sa décision mercredi sur l'usine voisine Fonderies du Poitou Fonte.

Les deux unités voisines, qui appartenaient autrefois à Renault mais sont aujourd'hui aux mains de deux propriétaires différents, sont toutes deux en redressement judiciaire et emploient près de 900 personnes à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne).

Saint-Jean Industries, qui produit des culasses, et les Fonderies du Poitou, des blocs moteurs, connaissent des difficultés liées à la crise du diesel.

Une première offre avait été déposée en janvier par Liberty House, filiale du groupe GFG Alliance, pour la reprise de St-Jean-Industries Alu, seule usine en redressement à l'époque.

L'usine partenaire FPF a été à son tour placée en redressement en février. A la lumière de cette nouvelle configuration, Liberty House a manifesté son intérêt pour la reprise des deux usines.

Vendredi, un employé des Fonderies du Poitou s'est donné la mort, mais les syndicalistes n'ont pas souhaité commenter ce suicide, faute d'informations suffisantes pour le moment sur les raisons du drame.

 

(avec AFP)