Le parquet de Vannes ouvre une enquête sur l'affaire des maraîchers


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Le parquet de Vannes a ouvert une enquête après une série d'actes de vandalisme visant des exploitations maraîchères dans le Morbihan, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP.

Selon Ouest-France, une douzaine de faits ont été recensés dans le département depuis la mi-décembre pour un préjudice dépassant les 100.000 euros. Le Télégramme de son côté évoquait onze cas dans son édition de mardi. 

Interrogé par l'AFP, le procureur de Vannes François Touron s'est refusé à confirmer ces chiffres.

La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) du Morbihan a annoncé jeudi sur Twitter avoir interpellé le préfet sur ces "dégradations intolérables des serres de plus d'une dizaine de maraichers du #Morbihan". "L'enquête de gendarmerie avance", ajoute le syndicat agricole.

Didier Marie-Marthe, cogérant d'un groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) de légumes bio à Séné, près de Vannes, a indiqué à l'AFP avoir déposé plainte après avoir retrouvé ses cultures "saccagées" le lundi 17 décembre. Il a déposé plainte. "Nous n'avons pas vu tout de suite que les 5.000 plants de salades avaient été coupés et reposés à l'identique à leur place".

"Nos cultures ont été arrachées et mises sur les planches, 2.000 plants de chou rave, 1.000 plants de fenouil. En tout, ça fait 8.000 euros de dégâts", a-t-il ajouté.

"Quand on voit le boulot, on pense que c'est quelqu'un qui connaît le maraîchage, et n'est pas bien dans sa tête pour faire ça sans rien voler", a poursuivi le maraîcher. "On n'est pas couverts par l'assurance pour ce genre de dégâts, on est un peu dans le rouge. On se sent un peu déprimés car c'est une bonne partie du chiffre d'affaires qui part en fumée pour débuter la saison, on continue à travailler en espérant qu'il ne va pas revenir", a-t-il précisé.

Selon lui d'autres maraîchers ont été touchés, avec des "bâches découpées". "Les enquêteurs sont sur plusieurs pistes mais n'ont pas encore de preuves", a-t-il affirmé.

Gilles Le Falher, éleveur de bovins à viande et de volailles en vente directe à Séné, a lui fait état de 150 bottes de foin parties en fumée dans la nuit de dimanche à lundi. Les portes de ses poulaillers ont été ouvertes.

"Je ne comprends pas c'est gratuit, c'est criminel. C'est un peu dur de se remettre au travail", a-t-il confié, en annonçant avoir déposé plainte.

Avec AFP

Rédaction Alouette