Limoges: l'ancien responsable financier du CSP devant les prud'hommes


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Ce mardi, le conseil des prud'hommes de Limoges examine la demande de dommages et interêts de Philippe Clairmonteil, l''ex directeur administratif et financier du CSP. 

Licencié le 3 décembre 2015 pour faute grave, Philippe Clairmonteil, 51 ans, va demander réparation aujourd'hui devant le conseil des prud'hommes de Limoges. 

Le quinquagénaire, d'abord comptable du Limoges CSP,  puis nommé directeur adminstratif et financier, attaque le club pour licenciement abusif et harcèlement moral

L'audience, prévue initialement le 13 juin, avait été renvoyée. 

Rapport "tendus" avec Frederic Forte

Selon Philippe Clairmonteil, son licenciement serait intervenu suite à une rencontre avec Sylvie Rozette, l'adjointe aux sports de la ville de Limoges. 

Celle-ci aurait demandé au plaignant des éclaircissements sur la compatbalité du club. 

Cette entrevue à la mairie n'aurait pas été du goût de Frédéric Forte, l'ex président du CSP, décédé le 31 décembre dernier. 

Les deux hommes entretenaient des rapports "tendus", selon des propos tenus en juin dernier dans les colonnes du Populaire

Philippe Clairmonteil n'hésite pas à parler de "harcèlement moral" subi pendant des années, jusqu'à "être dégagé comme un malpropre". 

Reste que la mort brutale de l'ancienne gloire du club pèsera forcément sur cette audience. 

Gestion opaque

Mais l'ancien directeur administratif et financier ne s'arrête pas là et porte de graves accusations contre l'ancienne direction. 

Toujours dans le Populaire, Philippe Clairmonteil affirme que, dans le but d'obtenir de meilleures subventions des collectivités locales, le club affaiblissait son résultat comptable en versant d'importantes primes à plusieurs personnes, dont certains joueurs. 

Des propos fermement contestés par le club, qui dit "assumer complètement le licenciement". 

105 000 euros 

La bataille entre les avocats du club et de Philippe Clairmonteil s'annonce acharnée. 

Ce dernier a promis de présenter des chiffres lors de l'audience. 

L'ancien salarié du Limoges CSP réclame 75 000 euros de dommages et interêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et 30 000 euros pour le harcèlement moral. 

Le jugement devrait être mis en délibéré.