Notre-Dame-des-Landes : l’étudiant qui a eu la main arrachée porte plainte


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L'étudiant de 21 ans qui a eu la main arrachée en ramassant une grenade lacrymogène le 22 mai dernier sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a porté plainte avec constitution de partie civile.

Maxime Peugeot, étudiant de 21 ans, a eu la main droite amputée après l'explosion d'une grenade lacrymogène GLI-F4, ramassée le 22 mai dernier dans un champ à Notre-Dame-des-Landes, quelques jours après la fin d'une deuxième phase d'expulsions.

« Un scandale politique et économique »

La plainte a été déposée ce vendredi devant le doyen des juges d'instruction de Rennes, compétent en matière militaire, en vue de l'ouverture d'une information judiciaire. Elle met en cause le gendarme tireur, son commandement, le fabricant de la grenade ainsi que les autorités publiques administratives et politiques "qui ont maintenu la GLI-F4 en dotation", selon un communiqué.

L’avocat du jeune homme dénonce le "scandale politique et économique" de la grenade GLI-F4, déjà au cœur d’une polémique sur des blessures graves pendant les manifestations des Gilets Jaunes, ces dernières semaines.

Une enquête déjà classée sans suite en 2018

L'enquête préliminaire menée par le parquet de Saint-Nazaire a été classée sans suite le 10 août 2018. Au regard du dossier, Maxime Peugeot et ses parents contestent que le gendarme et ses équipiers se soient trouvés en légitime défense au moment du lancer de la grenade.

"Le gendarme tireur a manqué au respect de ses obligations en agissant seul et d'initiative", selon l’avocat qui ajoute : "il avait reçu une habilitation de circonstance mais n'avait jamais été formé au maniement de la GLI-F4", ce qui est de nature à mettre en cause son commandement.

Il pointe aussi la responsabilité du fabricant de cette grenade "particulièrement dangereuse et qui ne correspond pas aux spécifications avancées" car "normalement conçue pour ne pas générer d'éclats" lors de la détonation.

 

(Avec AFP)