"On a eu 40% de perte" : un éleveur vendéen face à la canicule

Publié : 15h27 par
Lola Marteau - Journaliste

Lola Marteau vous informe chaque jour sur alouette.fr.

Cela fait près de deux semaines que les Français font face à un épisode caniculaire exceptionnel. Malaise, noyade, hyperthermie : cette chaleur intense représente de nombreux risques. Les animaux, particulièrement vulnérables, ont été les premières victimes de ces températures records. Rencontre avec Pascal Sachot, éleveur de bovins et de volailles en Vendée.

Bovins face à la chaleur
Bovins de l'élevage de Pascal Sachot, se protégeant de la chaleur.
Crédit : Pascal Sachot

Depuis deux semaines, les Français sont mis à rude épreuve. Des pics de températures records ont été observés dans tout le pays, pouvant monter jusqu'à près de 43 degrés en Vendée. C'est d'ailleurs dans ce département, à La Flocellière, que l'élevage de bovins et de volailles de Pascal Sachot est implanté. 

 

Des animaux fragilisés

Face à cette chaleur intense, personne n'est épargné, surtout pas les animaux. Particulièrement vulnérables, ces derniers n'ont pas accès à tout le confort matériel humain, tel que la climatisation, la piscine ou même le ventilateur. 

Pascal Sachot le remarque, avec la hausse des températures, ses animaux sont épuisés : 

Alors, pas le choix, l'éleveur doit s'adapter et trouver des solutions pour sauver son bétail. 

Première étape : mettre à disposition plus d'eau pour les animaux, alors qu'en période de canicule, une vache peut boire jusqu'à 100 litres d'eau par jour. L'éleveur passe alors par les services d'eau communaux, Vendée Eau, faisant "augmenter les pics de consommation d'eau sur tout un territoire."

"C'est plus d'eau qui est traitée pour la consommation humaine alors qu'on n'aurait pas besoin qu'elle soit aussi bien traitée pour la consommation des bovins", avoue-t-il. 

Crédit : Pascal Sachot

Pascal Sachot se confie au micro d'Alouette :

Une canicule coûteuse 

Des adaptations qui ont des coûts, sur le long terme comme sur le court terme.

Que ce soit au niveau de la baisse de production, de l'achat de matériels ou de frais supplémentaires provoqués par la chaleur, la liste des opérations payantes ne fait que s'allonger pour Pascal Sachot. 

L'éleveur n'est pas épargné :

Pour l'instant, il est encore trop tôt pour estimer le prix de cette canicule sur l'exploitation de l'éleveur. Tout dépendra des jours à venir.