Agressions sexuelles : l’ancien inspecteur à l’Aide sociale à l’enfance du Morbihan jugé en appel à Rennes

Publié : 11h34 par
Adrien Michaud - Journaliste

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Mardi 29 septembre, un ancien gendarme et inspecteur à l’Aide sociale à l’enfance dans le Morbihan sera jugé devant la cour d’appel de Rennes. Le 18 mai, il a écopé de quatre ans de prison ferme devant le tribunal de Lorient pour agressions et harcèlement sexuels. Il a fait appel.

Un ancien inspecteur à l’Aide sociale à l’enfance du Morbihan est jugé en appel à Rennes.
Un ancien inspecteur à l’Aide sociale à l’enfance du Morbihan est jugé en appel à Rennes.
Crédit : Adrien Michaud

Un nouveau procès va s’ouvrir, ce mardi 29 septembre, devant la cour d’appel de Rennes. Un ancien gendarme et inspecteur à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) du Morbihan sera jugé en appel. Le 18 mai dernier, il a écopé de quatre ans de prison ferme devant le tribunal de Lorient pour agressions et harcèlement sexuels. Il a été reconnu coupable d’une agression sexuelle sur une jeune majeure alors placée sous sa responsabilité directe à l’époque. Une ex-compagne, qui se plaignait des mêmes sévices, les a vus requalifiés en violences. Ce Plomeurois de 53 ans a donc fait appel. Trois autres jeunes femmes seront aussi parties civiles lors de ce nouveau procès.

 

"Trop impliqué"

Entre 2014 et 2018, de par sa fonction d’inspecteur à l’ASE du Morbihan, il possédait une ascendance sur elles. Ces jeunes femmes ne se connaissaient pas entre elles mais, devant les enquêteurs puis le juge d'instruction, elles ont décrit les mêmes comportements du quinquagénaire.

Il les accueillait seul dans son bureau, il pouvait faire des réflexions sur leur physique, leur tenue ou leur éventuel copain, leur proposer d'aller boire un verre, leur offrir des cadeaux, leur rendre visite au matin à leur appartement ou encore leur promettre, dans le cadre de l'aide sociale, une aide pécuniaire ou l'affectation d'un logement.

L'ancien inspecteur est, depuis le début du procès en avril, resté constant dans ses dénégations. "Je ne reconnais rien de ce qui peut m'être reproché", a-t-il déclaré à la barre le 27 avril.

Tout juste a-t-il regretté d'avoir créé "de l'anxiété et du mal-être" chez ces jeunes majeures auprès de qui il était, selon lui, "trop impliqué". Il affirme que, derrière cette "posture professionnelle pas adaptée", il n'y avait aucune "intention sexuelle ou de séduction".