Disparition de Manon Relandeau en Loire-Atlantique : le principal suspect placé en détention provisoire

Publié : 13h07 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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L'enquête se poursuit sur la disparition de Manon Relandeau, cette agricultrice et mère de famille de 31 ans qui n'a plus donné signe de vie depuis fin mars à Saint-Étienne-de-Montluc. Ce mercredi 6 mai, le parquet annonce que le principal suspect a été placé en détention provisoire.

Appel à témoins Manon RELANDEAU
Manon Relandeau n'a plus donné signe de vie depuis le 27 mars 2026.
Crédit : Gendarmerie de Loire-Atlantique

Cet homme de 41 ans de nationalité algérienne, conjoint de Manon Relandeau, avait été interpellé lundi 27 avril en Algérie. Il avait rejoint le pays le 2 avril avec la fille du couple, âgée de 15 mois. Le suspect, qui se trouvait avec le bébé au moment de son arrestation, était visé par un mandat d'arrêt international.

L'homme vient d'être placé en détention provisoire en Algérie. Selon une convention signée entre la France et l'Algérie, aucun des deux pays n'extrade vers l'autre ses ressortissants. Ils peuvent toutefois être poursuivis dans leur pays d'origine.

 

Manon Relandeau était-elle victime de violences conjugales ?

L’agricultrice de Saint-Étienne-de-Montluc avait pris rendez-vous pour le 3 avril dans un centre d’accueil pour les femmes victimes de violence à Nantes, mais elle ne s'est jamais présentée au rendez-vous.

Manon Relandeau n'a jamais déposé plainte pour violences conjugales contre son conjoint, mais elle avait confié à certains de ses proches envisager une séparation, selon une source proche du dossier dans les colonnes de Presse Océan. Son conjoint avait déjà été condamné en 2019, à Nantes, pour des violences conjugales sur une ancienne compagne.

 

D'intenses recherches

Depuis le 3 avril, date du signalement de la disparition de Manon Relandeau, plus de cent gendarmes ont été mobilisés pour mener des recherches autour de Saint-Étienne-de-Montluc, où le couple résidait. Des équipes cynophiles et la brigade fluviale ont été engagées, et une cellule nationale d'enquête dirigée par la section de recherches de Nantes a été spécifiquement créée.

Deux personnes ont été mises en examen en France dans ce dossier pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime" et "modification des lieux d'un crime".

 

 

 

 

Avec AFP