300 tonnes de carcasses de volailles, la filière d’équarrissage saturée… la canicule a fait des dégâts en Deux-Sèvres

Publié : 11h29 par
Romane Hocquet - Journaliste

Adrien Michaud vous informe en Poitou-Charentes et Gironde, chaque jour de 6h à 10h, en direct sur Alouette.

À cause des fortes chaleurs, le département est confronté à une surmortalité dans les élevages de volailles. La préfecture recommande l’enfouissement des carcasses directement sur les exploitations agricoles.

poulailler
Plusieurs dizaines d'exploitations sont concernées en Deux-Sèvres, d'après la préfecture.
Crédit : Envato

44,3 degrés à Surin. Ce village d'une centaine d'habitants au nord de Niort enregistre le record absolu de température jamais relevé dans les Deux-Sèvres, entre le 23 et le 24 juin. Il a fait aussi 43,8 degrés à Melle, 43,5 à Saint-Maixent-L'École, 43,2 degrés à Thouars... des températures suffocantes qui ont fait des dégâts chez les éleveurs de volailles.

Dans un communiqué envoyé à Alouette lundi 29 juin, la préfecture des Deux-Sèvres note une surmortalité dans les élévages de volailles. Plusieurs dizaines d'exploitations seraient concernées, pour un total de 300 tonnes de carcasses

 

Enfouissement recommandée

"Face à cet événement exceptionnel, les capacités habituelles de prise en charge des cadavres d'animaux par la filière d'équarissage ont rapidement atteint leurs limites", écrivent les services de l'État. Pour assurer la gestion des carcasses, la préfecture privilégie "l'enfouissement directement sur l'exploitation concernée". "Cette possibilité doit toutefois être précédée d'une expertise systématique afin de garantir l'absence de tout risque, notamment pour la ressource en eau.

Avant toute autorisation, un hydrologue agréé par l'État sera donc missionné pour évaluer les caractéristiques du terrain. L'enfouissement sur l'exploitation pourrait être rendu impossible - par exemple - à cause de la présence d'un captage d'eau potable. Dans ce cas, les carcasses de volailles sont acheminées vers une installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND), principalement celle d'Amailloux

 

Aucune maladie animale

La préfecture indique que le transport des volailles mortes est réalisé "dans des conditions sécurisées", avec des transports "étanchéifiés", même si "la mortalité observé est exclusivement liée aux fortes chaleurs et ne résulte d'aucune maladie animale. Aucun agent pathogène particulier n'est donc en cause."

Enfin, des prescriptions techniques spécifiques ont été imposées aux éleveurs pour limiter les nuisances, notamment les odeurs, avec un recouvrement rapide des carcasses avec une importante couche de matériaux terreux.

Les autorités des Deux-Sèvres demandent aux éleveurs qui auraient constaté une mortalité importante dans leurs fermes de prendre l'attache de leur groupement ainsi que la DDESTPP (direction départementale de l'emploi, du travail, de la solidarité et de la protection des populations) au 05 49 17 27 00.