L'entreprise Duralex reprise, mais des emplois supprimés

Publié : 15h02 par
Lola Marteau - Journaliste

Lola Marteau vous informe chaque jour sur alouette.fr.

Après de longs mois d’attente, le verdict est tombé enfin ce mercredi 14 octobre : Duralex est sauvé. C’est le projet de reprise de l’entrepreneur breton Cédric Meston qui a finalement été validé. Alouette vous raconte.

Duralex
Duralex fabrique ses célèbres verres depuis 1945 dans son usine du Loiret.
Crédit : site internet | www.duralex.com

Depuis son placement en redressement judiciaire le 1er juin, l’avenir de la célèbre verrerie était incertain. Depuis le 17 septembre, trois offres de reprise étaient examinées au tribunal de commerce d’Orléans. Après de longues semaines d’attente, l’heureux élu a finalement été désigné ce mercredi 14 octobre.

 

Nouveau repreneur

"C’est gagné ! Nous sommes les nouveaux propriétaires de Duralex", s’est félicité l'entrepreneur Cédric Meston, auprès de l'AFP.

L’homme n’est pas inconnu du grand public : il est le cofondateur de la start-up HappyVore, spécialisée dans les alternatives végétales à la viande. L’an passé, l’homme de 32 ans avait déjà repris l’entreprise Tupperware France, elle aussi alors placée en redressement judiciaire.

L’entreprise historique du Centre-Val de Loire peut donc se réjouir puisqu'elle est officiellement sauvée.

 

Sauvegarde de 155 emplois

Mais à quel prix ? Cédric Meston annonce la sauvegarde de 155 emplois sur les quelque 220 initiaux, soit plus de 70 % des emplois en CDI, sur le site historique de La Chapelle-Saint-Mesmin.

"Je serai également attentif à l’accompagnement des salariés qui ne seront pas conservés, pour favoriser leur retour à l’emploi", a annoncé le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin.

 

Investissement colossal

Pour ce nouveau projet, le repreneur breton voit les choses en grand. Il prévoit un plan de financement de 16 millions d’euros, dont six millions d’euros de soutiens publics, sous forme de prêts des collectivités locales et de financements de l’État.

Avec ces investissements, Cédric Meston souhaite notamment un redimensionnement de la production en fonction des ventes et un repositionnement vers de nouvelles gammes. La décarbonation du site est également "l’une des priorités" du projet.