Finistère : 367 bonbonnes de protoxyde d’azote saisies, trois jeunes interpellés

Publié : 26 septembre 2026 à 9h52 par
Corentin Mathias - Journaliste

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C’est une première au tribunal judiciaire de Brest depuis la promulgation de la loi Ripost, destinée notamment à durcir les condamnations liées à l’utilisation et la vente de protoxyde d’azote.

Police nationale du Finistère
Crédit : Facebook | Police nationale du Finistère

Ce vendredi 25 septembre, trois jeunes hommes, âgés de 20, 21 et 22 ans, ont comparu devant le tribunal judiciaire de Brest dans le cadre d’une affaire liée au trafic de protoxyde d’azote.

 

367 bonbonnes et 3 400 ballons saisis

Ces trois jeunes ont été interpellés le 17 septembre par la police judiciaire de Brest. Dans un communiqué sur ses réseaux sociaux, elle explique que c’est "grâce à un renseignement transmis par la brigade de surveillance des douanes" qu’elle a pu mener une perquisition dans un garde-meubles de la ville.

Dans ce dernier se trouvaient d’importantes quantités de protoxyde d’azote. Les enquêteurs ont mis la main sur 367 bonbonnes de protoxyde d’azote et également près de 3 400 ballons de baudruche, utilisés pour inhaler le gaz. Cette marchandise "est issue d'un trafic estimé à 30 000 € depuis le début de l'année" précise encore la police judiciaire de Brest.

 

Placés sous contrôle judiciaire

Lors de l’audience ce vendredi, les trois prévenus ont reconnu avoir connaissance des risques liés à la consommation de protoxyde d’azote. Ils seront jugés le 24 novembre prochain par le tribunal judiciaire de Brest. En attendant, ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

 

Une première condamnation prononcée à Angers depuis la promulgation de la loi Ripost

Cette semaine, un homme âgé de 24 ans a été condamné par le tribunal judiciaire d’Angers à 18 mois de prison, dont neuf mois ferme, sous surveillance électronique, pour trafic de protoxyde d’azote.

Le jeune homme avait été interpellé sur l’autoroute A11, au péage de Corzé, au volant d’une camionnette qui contenait 407 bonbonnes de protoxyde d’azote. Il s’agissait de la première condamnation en France depuis la promulgation de la loi Ripost, qui encadre désormais strictement la détention de protoxyde d’azote.