Hausse des prix du carburant : un #BalanceTonPlein envahit les réseaux sociaux

Publié : 11h21 par
Lola Marteau - Journaliste

Lola Marteau vous informe chaque jour sur alouette.fr.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du pétrole s’envole, entraînant des conséquences directes dans nos stations-services. Alouette vous explique.

Le prix du carburant s'envole avec la guerre au Moyen-Orient.
Le prix du carburant s'envole avec la guerre au Moyen-Orient.
Crédit : capture d'écran | site internet "penurie.mon-essence"

Au dixième jour de l’offensive des États-Unis et de l’Israël contre l’Iran, les marchés de l’énergie restent suspendus. Le détroit d’Ormuz où transite 20% de l’offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié, est toujours quasi-paralysé. 

 

#BalanceTonPlein

Une conséquence immédiate sur nos stations essence. Ce lundi 9 mars, le prix du baril de pétrole a flambé de 30% en quelques heures, atteignant les 120 dollars. Une envolée historique, même l’invasion de l'Ukraine par la Russie n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents.

Sur les réseaux sociaux, les internautes expriment leur mécontentement. L’association "40 millions d’automobilistes" crée le #BalanceTonPlein sur X. L’objectif : "mettre la pression sur le Gouvernement afin qu’il agisse en baissant les taxes qui pèsent sur les prix des carburants".

L’association appelle alors les automobilistes à prendre une photo du cadran montrant le prix final de leur plein et de le publier sur les réseaux sociaux

Un plan exceptionnel

De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé ce dimanche 8 mars "un plan exceptionnel de 500 contrôles, dans les stations-service". Ce type de contrôle, qui se déroule normalement en un semestre, se fera cette fois-ci en trois jours afin de lutter contre les hausses abusives des prix à la pompe.

Marine Le Pen et Jordan Bardella ne soutiennent pas cette décision. Les deux représentants RN réclament en effet de baisser les taxes sur les carburants pour compenser les hausses, comme le souhaite l'association "40 millions d'automobilistes". 

Une solution jugée impossible par la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, qui estime que cela entraînerait un trou des 20 milliards d’euros dans le budget de l’État.