Avec plus de 860 000 abonnés, cette influenceuse nantaise a été épinglée par la répression des fraudes

Publié : 11h19 par
Elouen Rouchy - Journaliste

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Sur les réseaux sociaux, l'influenceuse nantaise Maëva Martinez cumule plus de 860 000 abonnés sur Instagram. Mais elle a reçu une injonction de la DGCCRF, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, pour pratiques commerciales trompeuses.

Influenceuse téléphone
Crédit : Illustration Envato - DR

863 000 abonnés sur le compte Instagram "iammaevamartinez", 73 000 sur le compte TikTok "maeva_martinezoff"; Maëva Martinez est ce qu'on appelle une influenceuse. Âgée de 32 ans et originaire de Loire-Atlantique, elle est d'abord passée par des émissions de téléréalité comme Secret Story ou La Villa des Cœurs Brisés, avant de se lancer sur les réseaux sociaux. En ce moment, elle est notamment associée à une boutique éphémère dans le centre commercial Beaulieu et a créé un salon de coiffure à Nozay.

Mais son nom et ses comptes ont été affichés en gros sur les réseaux sociaux d'une autre page. Celle de la DGCCRF, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes. Elle lui reproche des pratiques commerciales trompeuses en rapport avec certaines de ses publications ces deux dernières années sur les réseaux. 

 

Des partenariats rémunérés pas suffisamment explicites

Pour mieux encadrer les influenceurs, une loi du 9 juin 2023 a délimité leurs pratiques. Désormais, la mention de la collaboration commerciale entre l'influenceur et une marque doit être "claire, lisible et indentifiable sur l'image ou sur la vidéo, sous tous les formats, durant l'intégralité de la promotion". C'est ce que la répression des fraudes lui reproche concernant cinq posts sur les réseaux. Pour faire simple, elle aurait fait la promotion de produits ou de marques sans dire clairement qu'il s'agissait de publicités rémunérées. Il s'agit de publications en date du 7 juillet, 2 août et 5 décembre 2024, ainsi que du 13 janvier et 11 mars 2025. 

 

15 jours pour cesser ces pratiques

La répression des fraudes indique que de "ne pas indiquer le caractère publicitaire des publications pour lesquelles l’influenceur reçoit une rémunération ou une contrepartie de la part d’un annonceur, peut laisser croire au consommateur que la recommandation est faite sous l’angle de l’expérience personnelle plutôt que celui d’une publicité rémunérée et ainsi le tromper."

Une mesure d'injonction administrative a donc été notifiée à Madame Maëva Pellerin, lui ordonnant de cesser ces pratiques dans un délai de 15 jours.