Laval : nuit de violences dans le quartier Saint-Nicolas, des renforts envoyés sur place

Publié : 12 septembre 2026 à 17h06 par
Corentin Mathias - Journaliste

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Dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 septembre, les habitants du quartier Saint-Nicolas, à Laval, ont connu une nuit agitée : un groupe de 20 à 30 jeunes a incendié plusieurs véhicules et dégradé des bâtiments publics.

Violences quartier Saint-Nicolas Laval
Crédit : X | Olivier Richefou

La préfète de la Mayenne condamne fermement ces faits et appelle au calme.

 

Une nuit d'affrontements dans le quartier Saint-Nicolas

Ce vendredi soir, aux alentours de 22h, des sapeurs-pompiers et des policiers de Laval, ont été pris à partie par une cinquante d'individus et ont essuyé de nombreux tirs de mortiers, alors qu'ils intervenaient pour un feu de poubelle dans le quartier Saint-Nicolas, a indiqué le tribunal judiciaire dans un communiqué.

Plusieurs feux ont été volontairement déclenchés, touchant des containers à poubelles ainsi que des véhicules stationnés. Bilan : cinq véhicules ont été entièrement détruits par les flammes, cinq autres ont été dégradés. Plusieurs bâtiments ont aussi été endommagés : le magasin Conforama a subi un début d'incendie, tout comme la Maison du Département.

 

Des renforts de police

C’est vers 2h du matin, que les forces de l’ordre ont réussi à disperser le groupe d’individus à l’origine de ces violences et dégradations. Des renforts de police sont de nouveau prévus pour la nuit prochaine et, suivant l’évolution de la situation, dans les prochains jours.

Dans un communiqué, le président du département de la Mayenne, Olivier Richefou, ainsi que la préfète de la Mayenne ont dénoncé "avec la plus grande fermeté" les violences et dégradations commises la nuit dernière. Nadège Baptista a également remercié les forces de l’ordre et les sapeurs-pompiers mobilisés, "dont la réactivité a permis de protéger les bâtiments et de limiter les dégâts".

Une enquête a été ouverte notamment pour destruction du bien d'autrui par incendie et violence avec guet-apens et usage d'une arme sur une personne dépositaire de l'autorité publique. Les auteurs des faits encourent des peines pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende.