"On ne peut plus prendre l'apéro dehors" : dans la Loire, un maire déclare la guerre aux moustiques !

Publié : 17h52 par
Corentin Mathias - Journaliste

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Un maire de la Loire a pris un arrêté pour interdire aux moustiques de survoler sa commune.

Moustiques
Crédit : Illustration Envato - DR

Olivier Joly, maire de Saint-Just Saint-Rambert, ville de 15 000 habitants près de Saint-Étienne, a pris cet arrêté "considérant que leurs vols répétés, rasants ou circulaires et leurs piqûres sont de nature à provoquer l'agacement et l'exaspération".

 

Un arrêté qui prête à sourire, mais qui est très sérieux !

Si l’arrêté peut prêter à sourire, il est très sérieux. Le texte signé par l’élu et révélé par la chaîne TL7 Loire, déclare que "tout moustique tigre ne respectant pas" les consignations "s'exposent à des poursuites". "C'est un sujet sérieux et léger à la fois, mais ces petites choses peuvent nous pourrir la vie", déclare à l'AFP Olivier Joly.

"Lorsque je suis rentré de vacances, des administrés me sont tombés dessus en me disant : "On ne peut plus prendre l'apéro dehors". Donc il y avait un besoin de remobiliser la population sur les gestes de proximité", explique-t-il.

Pièges à moustiques, gîtes à chauve-souris, nichoirs à mésanges, mâts solaires pour accueillir des hirondelles, elles aussi voraces de moustiques, ont déjà été installés par la municipalité qui vous a consacré pour l'instant un budget de 45 000 euros.

 

"Chacun doit faire sa part"

Au-delà des élus, "chacun doit faire sa part, sachant qu'un moustique passe l'essentiel de sa vie à 150 m autour de là où il est né", estime le maire de Saint-Just Saint-Rambert. Dans son arrêté, la mairie incite donc la population à éliminer les eaux stagnantes dans les eaux, soucoupes de pots de fleurs, pneus usagers, à entretenir les gouttières et caniveaux et couvrir ou traiter les bassins.

À ce stade, "aucun moustique n'a été arrêté ou verbalisé", admet le maire.

Avec AFP