Lycée incendié à Nantes, affrontements à La Rochelle… la mobilisation des lycéens se poursuit et dégénère par endroits

Publié : 1er octobre 2026 à 10h32 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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La contestation lycéenne continue ce jeudi 1er octobre partout en France, pour dénoncer le manque de moyens dans l'Éducation nationale. Une mobilisation émaillée de violences, y compris dans le Grand Ouest. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, convoque une cellule de crise.

Incendie lycée Nelson Mandela Nantes
Crédit : Capture d'écran | X | @213abk

Le mouvement a concerné 356 établissements partout en France ce mercredi 30 septembre, contre 338 mardi. Il continue de s'étendre ce jeudi 1er octobre.

 

Incendie et violences

Les lycéens se mobilisent devant leurs établissements à Rennes, à La Rochelle, à Avrillé, à Nantes, à Angers ou encore à Poitiers.

La situation dégénère par endroits. C'est le cas à Nantes où un incendie s'est déclaré vers 8h dans le lycée Nelson-Mandela. Le feu est désormais maîtrisé. Le hall du bâtiment est entièrement détruit, "des salles de classes ainsi que des bureaux ont subi d'importants dégâts", précise le Sdis 44. Des tirs de mortiers ont été entendus devant la Faculté des sciences et des poubelles ont été incendiées au milieu des voies du tramway, provoquant une perturbation du trafic.

À La Rochelle, un épais panache de fumée est visible à plusieurs kilomètres. Des affrontements ont éclaté entre des manifestants et les forces de l'ordre devant le lycée Vieljeux. Des affrontements aussi au lycée Bréquigny, à Rennes.

Des étudiants ont rejoint le mouvement. C'est le cas sur le campus de Poitiers, bloqué ce jeudi matin.

 

Des élèves devant le lycée Léonce-Vieljeux à La Rochelle | Alouette DR

 

Des interpellations

Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées. Dans certains cas, il ne s'agit pas d'élèves mais "d'individus qui jouaient un rôle d'agitateur", a déclaré Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur. D'autres interpellations ont lieu ce jeudi 1er octobre avec le durcissement de la mobilisation. C'est le cas pour cinq personnes ce jeudi matin, en Charente. Les forces de l'ordre ont par ailleurs procédé à 18 interpellations en Loire-Atlantique, annonce la préfecture dans un communiqué. 

 

Une concertation lancée

Pour tenter d'apaiser les tensions, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Géffray, a annoncé l'ouverture d'une plateforme de concertation pour donner la parole aux lycéens. Sur cette plateforme annoncée pour le début de semaine prochaine, les élèves pourront "faire part de toutes leurs demandes, de leurs inquiétudes, de leurs angoisses, de leurs incompréhensions, de leurs revendications aussi, de manière territorialisée", a expliqué le ministre.

"J'organiserai un événement de restitution nationale pour pouvoir apporter des réponses structurées et dans un cadre démocratique", a-t-il ajouté, promettant d'être "transparent sur les demandes, sur leur nombre, sur leur localisation" et "sur les réponses que nous sommes susceptibles d'apporter".