Alerte pollution aux particules en Creuse et en Haute-Vienne

24 février 2021 à 17h19 par Thierry Matonnat

Selon les données transmises par ATMO Nouvelle-Aquitaine, les concentrations en particules fines PM10 sont supérieures à 50 g/m3 d’air journalier. Les préfets de la Haute-Vienne et de la Creuse ont placé leur département au niveau « seuil d’alerte et de recommandation » imposant aux personnes fragiles de prendre des précautions spécifiques.

ALOUETTE
Des poussières du Sahara arrivent sur la Creuse et la Haute-Vienne
Crédit: Alouette | Thierry Matonnat

Depuis hier soir, ATMO Nouvelle-Aquitaine, l’organisme chargé de contrôler la qualité de l’air, a constaté une augmentation des niveaux de particules en suspension PM10 avec un dépassement du seuil d’information et de recommandations ce mercredi 24 février sur les départements de la Creuse et de la Haute-Vienne.

Information et recommandations

Les préfectures des deux départements ont décidé de déclencher le premier niveau du dispositif de gestion des épisodes de pollution et d’activer la procédure d’information et de recommandations.

La pollution atmosphérique peut être à l’origine de la survenue de symptômes respiratoires (toux, essoufflement, majoration des crises d’asthme, etc.), d’irritations des yeux et de la gorge, mais peut aussi avoir des effets sur le système cardio-vasculaire. Les populations vulnérables (femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologies cardio-vasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques) et les populations sensibles (personnes se reconnaissant comme sensibles lors des pics de pollution, personnes diabétiques, personnes immunodéprimées, personnes souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux) sont invitées à éviter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe. Elles doivent également éviter les activités physiques et sportives intenses autant en plein air qu’à l’intérieur et de reporter les activités qui demandent le plus d’effort.

Des poussières du Sahara

Cette dégradation de la qualité de l’air est due principalement à l’apport de poussières désertiques amenées du Sahara par des vents de Sud-Est, mais provient également des activités humaines telles que le chauffage domestique, le trafic automobile ou encore l’agriculture.

Selon ATMO Nouvelle Aquitaine, la qualité de l’air devrait s’améliorer à partir de demain.