Des arrêts de bus à la demande expérimentés à Nantes dès le 1er novembre

14 septembre 2015 à 14h36 par Rédaction Alouette

ALOUETTE

Nantes va exp�rimenter � partir du 1er novembre l'arr�t � la demande sur l'ensemble de ses lignes de bus de nuit, une mesure destin�e � lutter contre le harc�lement dans les transports en commun, a annonc� lundi le gestionnaire du r�seau.

Toute femme - ou tout homme - souhaitant "�viter en soir�e de trop longs trajets � pied", pourra, � partir de 22H30, descendre entre deux arr�ts, apr�s en avoir fait la demande de "vive voix" au conducteur de bus de nuit, qui d�cidera du "point pr�cis de desserte", a expliqu� le directeur g�n�ral de la Semitan, Alain Boeswillwald, lors d'une pr�sentation du dispositif � la secr�taire d'Etat aux Droits des femmes, Pascale Boistard.

Exp�riment�e pendant six mois et limit�e dans un premier temps � la douzaine de bus de nuit desservant Nantes et son agglom�ration, la mesure pourra �tre revue ou �tendue si elle a "un impact r�el" dans la sixi�me ville de France, qui n'est "pas +insecure+", a soulign� M. Boeswillwald.

"Si cela touche 5% des gens" utilisant le service de nuit - environ 1.500 en semaine et 3.500 le samedi soir - "c'est d�j� bien", a-t-il estim�.

"Je suis s�re que cette exp�rimentation va pouvoir (...) am�liorer la place des femmes dans l'espace des transports", a d�clar� Mme Boistard, rappelant que d'autres pays avaient test� cette mesure, comme le Canada "d�s 1991", avant de la p�renniser.

Le dispositif, qui entre dans le cadre du plan national de lutte contre le harc�lement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun, pr�sent� par le gouvernement le 9 juillet, pourra �tre �tendu � d'autres grandes villes de France, "sur la base du volontariat", a indiqu� la secr�taire d'Etat.

Dans un rapport remis au gouvernement en avril, le Haut conseil � l'�galit� entre les femmes et les hommes (HCEfh) soulignait que 100% des utilisatrices de transports en commun ont subi au moins une fois dans leur vie du harc�lement sexiste ou une agression sexuelle, d'apr�s des "consultations citoyennes" men�es en mars aupr�s de 600 femmes de Seine-Saint-Denis et d'Essonne.

asl/tm/bir

(AFP)