Finistère : coup d'envoi d'une campagne de vaccination itinérante dans les territoires ruraux

24 février 2021 à 9h49 par Marie PIRIOU

Dans le Finistère, une campagne de vaccination itinérante vient débuter. Un centre de vaccination mobile va sillonner le monde rural. Nous avons rencontré le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand et le préfet du Finistère Philippe Mahé.

ALOUETTE
Crédit: Archives

Dans le Finistère, une campagne de vaccination itinérante est mise en place depuis quelques jours. Après les Iles du Ponant, elle cible désormais les territoires ruraux et elle a pour objectif de faciliter la vaccination à l’aide d’un dispositif spécial : une équipe de six à sept personnes, composée de pompiers, d’infirmiers et d’un médecin se déplaçant dans les communes pour injecter les doses aux habitants concernés. Cette opération a été inaugurée mardi dans les Monts d’Arrée à Brasparts. Le président de l’assemblée nationale Richard Ferrand, député de la circonscription et le préfet du Finistère Philippe Mahé étaient présents. Nous les avons rencontrés.

Richard Ferrand, quel est votre point de vue sur cette campagne de vaccination itinérante ?

Il est très important de démontrer à celles et ceux qui vivent en milieu très rural qu’ils ne sont pas oubliés, et notamment nos compatriotes de plus de 75 ans qui sont prioritaires dans l’administration du vaccin. Il faut aller vers eux parce que tous ne peuvent pas aller vers les centres de vaccination. Cette démarche est tout à fait exemplaire ! La campagne de vaccination a commencé lentement. Mais là, elle monte en puissance, elle s’amplifie, elle vient au plus près des personnes dans les campagnes et c’est extrêmement important. Parfois, la ruralité, à tort ou à raison, a l’impression d’être oubliée. Aujourd’hui, ce qui est démontré par la mobilisation des maires, des sapeurs-pompiers, des services de la préfecture du Finistère et de l’Agence régionale de santé Bretagne, c’est que personne n’est oublié et qu’on va vers ceux qui ont plus de difficultés à se déplacer.

Philipe Mahé, combien de communes finistériennes sont concernées par ce centre de vaccination mobile ?

Il y a une douzaine de communes qui sont concernées. Le dispositif va être déployé en relation étroite avec l’Association des Maires Ruraux de France. Quand on observe qu’il y a trop de difficultés pour un grand nombre de personnes à se déplacer dans les centres de vaccination, c’est à ce moment-là qu’on fait une opération de vaccination itinérante avec le "vaccinobus". C’est ce qu’on a fait ici à Brasparts et sur les îles aussi. Il y a d’autres départements qui ont choisi de faire aussi ce type de vaccination itinérante lorsque les caractéristiques du territoire sont les mêmes que chez nous.

Quel est l’avantage de ce "vaccinobus" ?

Il est essentiel, pour les personnes âgées qui sont isolées ou qui n’ont pas de moyen de locomotion, d’aller vers elles. Ce "vaccinobus" permet d’aller vers ces personnes, vers des territoires qui se sentent éloignés, mais qui ont le droit, car c’est un droit, d’avoir accès à tous les services. La ruralité n’est pas oubliée et c’est important qu’il en soit ainsi dans un département comme le Finistère.

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Sur quelle durée va s’étaler cette campagne vaccinale itinérante ?

On démarre et puis on va voir en fonction des besoins. S’il est nécessaire de le faire sur d’autres communes du département, on le fera. Même si cette opération mobilise du personnel du Service Départemental d’Incendie et de Secours du Finistère. Il y a six sapeurs-pompiers mobilisés, il faut donc qu’on soit aussi attentif aux conditions de travail de l’ensemble de ces personnels.

Quels sont les premiers retours des personnes vaccinées par le biais de ce dispositif ?

Pour l’instant, sur les îles, on ne peut que s’en féliciter parce qu’on a eu d’excellents retours de la part des 380 personnes vaccinées. On souhaite qu’il en soit de même dans les territoires ruraux de notre département.

(Entretiens retranscrits par Mikaël Le Gac)