Top Chef : entretien avec le Chef niortais Bruno Aubin

24 février 2021 à 6h26 par Fabienne Lacroix

Bruno Aubin, 31 ans, est originaire de Vouillé. C’est l’un des quinze candidats présents cette année dans « Top Chef », sur M6.

ALOUETTE
Bruno Aubin dirige depuis 2019 les cuisines du Cléo, le restaurant gastronomique de l'hôtel Le Narci
Crédit: Marie Etchegoyen / M6

Pourquoi avez-vous tenté l’aventure Top Chef cette année ?

Ils m’avaient déjà contacté l’année dernière et j’avais décliné. L’hôtel dans lequel je travaille étant fermé actuellement, je me suis dit pourquoi ne pas tenter l’aventure cette année. Top Chef peut me faire une bonne petite expérience, un bon petit tremplin, et donc je me suis jeté dedans.

Est-ce que c’était un objectif pour vous de participer à cette émission ?

Non, en toute sincérité, je n’y avais pas pensé. Et puis, une chasseuse de tête de l’émission m’a contacté et je me suis lancé dans les sélections. Au fur et à mesure, tout se passait très bien, et donc me voilà dans le concours.

Quel est votre parcours jusqu’à présent ?

Je viens de Niort dans les Deux-Sèvres, j’ai commencé mes études de restauration à l’âge de 14 ans au lycée hôtelier de La Rochelle, où pendant ces six années d’études, j’ai réalisé pas mal de stages et de saisons, je travaillais également les week-ends en poissonnerie aux marchés de La Rochelle et de Niort pour me faire un petit peu d’argent étant jeune et étudiant. Ensuite, j’ai commencé au Four Seasons de Cannes en tant que commis. Puis, j’ai envoyé quelques CV sur Paris et j’ai fini par rejoindre la capitale.

Parmi vos stages, y a-t-il un stage qui vous a plus marqué que les autres ?

J’ai fait un stage avec Philippe Etchebest quand il était chef à L’Hostellerie de Plaisance à Saint-Emilion, stage prolongé d’une saison d’ailleurs, j’avais à peine 17 ans. C’est sympa de se retrouver quelques années après à l’occasion de cette émission.

Est-ce que c’est plus difficile de cuisiner à la télé que dans la cuisine d’un grand restaurant ?

C’est deux choses complètement différentes ! Je ne sais pas laquelle est la plus dure (rires). Même si on est à l’aise dans son propre restaurant, on a envie de toujours mieux faire, toujours bien faire, les journées sont assez stressantes, donc ça met quand même pas mal de pression. Le côté télé, c’est quelque chose auquel je ne suis pas du tout habitué, avec toutes ces caméras et tous ces journalistes, c’est un autre monde.

Est-ce que c’est facile de cuisiner en étant filmé ?

Ce n’est pas si facile. Les premières fois, c’est complétement déroutant, on prête plus attention aux caméras qu’à ce qu’on fait dans l’assiette. Puis à force, on s’habitue, on prend ses marques et ses réflexes. Et puis à force, on oublie un peu le côté télé, on redevient cuisinier.

Quelle est l’ambiance lors des tournages ?

C’est un peu comme un concours. Forcément, il y a des affinités et une ambiance qui se créent. En plus, cette année, ce sont des conditions un peu particulières avec la Covid-19, on est tous confinés dans le même hôtel. Il y a des affinités mais on reste dans un concours, les affinités sont donc mises de côté quelques fois, mais pas de façon négative. Tout le monde est là pour défendre sa place et chacun essaye de donner le meilleur.

Apprenez-vous des choses par le biais de Top Chef ?

Bien sûr ! C’est ça le point fort de la cuisine, partout où l’on va, on a constamment quelque chose à apprendre de nouveau. Que ce soit une technique, une association… Rien n’est jamais acquis en cuisine, on continue toujours à voir plein de choses différentes, c’est ça qui est très intéressant et très enrichissant.

Quelles sont vos qualités pour pouvoir aller le plus loin possible dans ce concours ?

Je dirais que j’ai quand même un bagage technique qui est solide et j’ai travaillé dans pas mal de grands restaurants. J’ai une rigueur et une précision sur toutes les tâches. J’aime les bons plats, les bonnes choses, les plats bien assaisonnés et les plats gourmands, ceux qui donnent envie de manger. Je dirais que ça c’est une qualité pour faire aimer et pour retransmettre toute cette passion.

Quel est pour finir le plat que vous aimez le plus faire ?

Je dirais le pot-au-feu, mais revisité bien sûr, un petit peu rafraîchi et présenté de façon gastronomique.

Top Chef : 21h05 ce mercredi sur M6

(Entretien retranscrit par Mikaël Le Gac)