Fermetures de sites et réorganisation chez Legrand, le géant mondial de l'électrique

Publié : 5 juin 2026 à 7h59 par
Isaline Lesain - Journaliste

Isaline Lesain vous informe chaque jour sur alouette.fr.

L'entreprise Legrand, basée à Limoges, annonce fermer quatre établissements et supprimer 178 postes d'ici 2028. Cette décision s'effectue dans un contexte de crise dans le secteur du bâtiment.

tableau électrique
Crédit : Illustration Envato - DR

Le fabricant de matériel électrique Legrand, basé à Limoges en Haute-Vienne, annonce la fermeture de quatre sites et la suppression de 178 postes d'ici 2028.

Dans un contexte de crise du bâtiment, l'objectif affiché par l'entreprise aux 5 000 employés est d'alléger ses coûts et se réorganiser pour investir dans des solutions qui permettront d'intervenir dans la transition énergétique et numérique.

 

Des salariés réaffectés ou bientôt à la retraite

Le groupe envisage plusieurs possibilités pour ses salariés. Des reclassements internes seront mis en place afin de regrouper les salariés sur les autres sites. Le fabricant indique : "Ces regroupements ont pour objectif de renforcer la spécialisation des sites français dans des gammes et technologies clés, d'accroître leur compétitivité." Toujours selon lui : "On va pouvoir proposer des solutions de reclassement à tous ceux qui le souhaitent."

Un plan de départ à la retraite est aussi envisagé.

 

Les sites de Confolens, Châlus et Lagord au premier plan

Les représentants du personnel ont rendez-vous le 23 juin pour discuter du projet officialisé par Legrand, qui prévoit la fermeture des sites de Lagord (Charente-Maritime), Confolens (Charente), Châlus (Haute-Vienne) et Pont-en-Royans (Isère). Morgan Malecotte, directrice de Legrand France, déclare à l'AFP :

"On a beaucoup de petits sites, on va les regrouper pour créer des centres de compétences qui vont nous permettre de continuer à être compétitifs et de maintenir notre ambition du fabriqué en France."

Les sites de Magré (Haute-Vienne), Sitel (Haute-Vienne), Sillé-le-Guillaume (Sarthe) et Pont-en-Royans (Isère) accueilleront les salariés des quatre usines concernées. Le site Legrand de Sillé-le-Guillaume, par exemple, verra la création de 28 postes avec un investissement d'un peu plus de 5 millions et demi d'euros.

 

"Pas de places pour tout le monde"

Trois des quatre établissements en fermeture sont sujets à un plan de sauvegarde de l'emploi. Des licenciements sont alors possibles si des employés refusent d'être reclassés.

"Il y aura obligatoirement des licenciements, parce qu'il n'y aura pas de places pour tout le monde et les salariés concernés vont avoir des contraintes logistiques, au niveau de leur situation géographique", a estimé Michel Robert, délégué syndical central CFDT.

 

 

 

 

 

 

Avec AFP