Oral de français : pourquoi des examinateurs de l'académie de Nantes sont-ils en grève ?

Publié : 12h44 par
Isaline Lesain - Journaliste

Isaline Lesain vous informe chaque jour sur alouette.fr.

Quatre organisations syndicales informent le rectorat de Nantes d'une grève des examinateurs reconductible au-delà de ce jeudi 25 juin. Ils dénoncent des conditions de travail trop rudes dans l'académie de Nantes. Cette grève intervient dans un contexte de canicule.

salle de classe vide bac grève
Crédit : Illustration Envato - DR

Laissée sans réponse après une alerte lancée le 23 juin au rectorat de Nantes, l’intersyndicale (FO, Sud Solidaires, SNES-FSU, CGT) annonce une grève reconductible au-delà du jeudi 25 juin.

 

Une grève reconductible

"Nous, examinateurs et examinatrices du baccalauréat de français (session 2026) avons décidé de nous mettre en grève à partir du jeudi 25 juin 2026 pour faire valoir nos revendications concernant les conditions de passation des oraux du bac de Français", annoncent les quatre syndicats dans un communiqué adressé au recteur de Nantes, Raphaël Muller. La fin de la grève dépend de la réaction du rectorat, d’après ce même communiqué.

 

Des conditions inadaptées

Les candidats passent les oraux du bac de français depuis le 22 juin, sous des températures records (plus de 42°C enregistrés à Nantes ce mercredi 24 juin).

Avec de telles températures, les salles d’examen surchauffent. Ces conditions sont avancées et dénoncées par les représentants des professeurs. "Nous avons conscience que cela peut ajouter du stress aux candidats, nous pensons bien évidemment à eux, mais nous le faisons aussi pour les cohortes à venir, afin que les conditions d’examen soient acceptables, et pour nous et pour eux", détaillent les organisations qui craignent une dégradation de la santé du corps enseignant et des candidats. 

 

Pour des journées moins chargées

Le 3 décembre 2021, au cours du Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de travail (CHSCT) du ministère de l’Éducation nationale, des préconisations avaient été avancées par le syndicat SNES-FSU pour améliorer les conditions de travail au moment des examens. Le nouveau communiqué de l’intersyndicale regrette que les dispositifs présentés n’aient pas été mis en œuvre à la vue des épreuves orales du bac de français. 

"11 candidats par journée, un nombre maximal de 10 demi-journées non consécutives avec une pause d’au moins une demi-journée au cours de la session par examinateur" étaient réclamés en 2021.

La réalité est bien différente, selon l’intersyndicale.