Un pétrolier russe arraisonné à l'ouest de la Bretagne

Publié : 12h36 par
Isaline Lesain - Journaliste

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Emmanuel Macron a indiqué lundi 1er juin qu'un navire pétrolier russe a été arraisonné dimanche par la Marine française et ses partenaires à 740 km de la pointe bretonne. Son capitaine refuse d'obtempérer aux ordres des autorités maritimes.

Un pétrolier russe arraisonné près de la pointe bretonne.
Un pétrolier russe a été arraisonné dimanche 31 juin à près de 740 km de la pointe bretonne.
Crédit : Préfecture maritime de l’Atlantique

Le président de la République, Emmanuel Macron, a informé ce lundi matin via son compte X (ex-Twitter), de l'arraisonnement d'un pétrolier en haute mer en provenance de Mourmansk en Russie. L'opération a débuté ce dimanche 31 mai, à plus de 400 nautiques, soit à près de 740 km à l'ouest des côtes bretonnes. La Marine française a reçu l'aide de "plusieurs partenaires dont le Royame-Uni", a indiqué Emmanuel Macron sur X.

 

Un signalement auprès du procureur de Brest

Sur la base de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, un contrôle a été opéré dans l'objectif de vérifier la nationalité du navire. Il était soupçonné "d'arborer un faux pavillon", atteste la préfecture.

"Après la montée à bord de l'équipe de visite, l'examen des documents a confirmé les doutes quant à l'irrégularité du pavillon arboré. Un signalement a été fait au procureur de Brest, compétent au titre du tribunal maritime."

Cette opération a ensuite fait l'objet d'un signalement auprès du procureur de Brest. Ce pétrolier et ses 23 membres d'équipage est "actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications", a précisé la préfecture maritime. Il devrait mettre au moins 24 heures pour s'y rendre.

 

Une situation "inacceptable" selon Emmanuel Macron

"Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l'Ukraine depuis plus de 4 ans", a commenté le chef de l'État dans son message sur X. Il poursuit :

"Ces navires, qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires de navigation maritime, constituent également une menace pour l'environnement et pour la sécurité de tous."

La décision de déroutement, prise dimanche soir, vise à s'assurer "de la véracité de son pavillon", a déclaré Guillaume Le Rasle, capitaine de la frégate, auprès de l'AFP. Le Tagor (nom du pétrolier arraisonné) aurait changé plusieurs fois de pavillon et était "quasiment vide" lors de la procédure d'arraisonnement. La semaine précédente, il naviguait près des côtes norvégiennes sous le pavillon de Madagascar, selon le site Marine Traffic. Or, selon la préfecture maritime, le navire arborait un faux pavillon du Cameroun quand il a été inspecté par la Marine française dimanche.

Le capitaine russe du pétrolier a refusé d'obtempérer aux directives de la Marine nationale. D'après les dernières informations de l'AFP, le parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête pénale pour "non-justification de nationalité d'un navire", "défaut de pavillon" et "refus d'obtempérer".

 

 

 

 

 

Avec AFP