Les prix vont bientôt augmenter en rayon, selon l'UFC-Que Choisir

Publié : 12h49 par
Nicolas Mézil - Journaliste

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Le directeur de l'Observatoire de la consommation à l'UFC-Que Choisir estime à 4 à 5% la hausse des prix en rayon dans les mois à venir, à la suite de la guerre au Moyen-Orient.

Rayon de supermarché
Les produits frais seront les premiers à voir leur prix augmenter.
Crédit : Illustration Envato | DR

Faire ses courses coûtera plus cher cet été, selon l'UFC-Que Choisir.

La hausse sera probablement de "4 à 5% (...) dans les mois à venir dans les prix en rayon", mais "lissé sur plusieurs mois", a déclaré Grégory Caret, le directeur de l'Observation de la consommation au sein de l'association de consommateurs.

Les industriels et la grande distribution signent un accord au 1er mars qui fixe les prix sur toute l'année, mais "il y a quand même des clauses de révision obligatoires", souligne M. Caret. Si le prix de l'énergie et des engrais flambe, "on doit rouvrir les négociations et ça doit être répercuté dans les prix", explique-t-il.

À court terme, les premiers touchés seront "les produits qui ont le taux de rotation les plus rapides, c'est-à-dire ceux qui ont des dates de péremption courtes : les produits laitiers, les produits frais, les yaourts, etc.", estime le directeur de l'Observatoire de la consommation.

 

"Renoncer à consommer" ?

Le géant laitier français Lactalis (marques Président, Lactel, Galbani) a ainsi annoncé jeudi qu'il allait devoir "répercuter" l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente aux consommateurs, tout en cherchant à le "minimiser en fonction des catégories" de produits.

Viendront ensuite les autres rayons : "tout ce qui est aussi hygiène, beauté, parce qu'il y a beaucoup d'hydrocarbures dans ces produits, des emballages, et même dans la fabrication de ces produits", indique M. Caret. Celui-ci assure cependant que la hausse "ne sera pas du même ordre de grandeur" que celle connue à la suite de la guerre en Ukraine en 2022-2023, c'est-à-dire "20-25% de hausse en un peu plus d'un an".

Concernant la hausse du carburant, il prévient que les Français seront amenés à faire "des arbitrages", et devront "renoncer à consommer pour privilégier l'essentiel : le transport, l'énergie de chauffage, l'alimentaire".

 

 

 

 

 

Avec AFP