Des essais cliniques clandestins dans une abbaye de la Vienne : le procès a démarré à Paris

Publié : 10h36 par
Romane Hocquet - Journaliste

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Quatre personnes, de 76 à 82 ans, comparaissent dans cette affaire. Ils sont poursuivis pour avoir mené illégalement des tests sur des centaines de cobayes. Les prévenus défendent une découverte médicale contre Parkinson et Alzheimer. L'un d'eux est accusé d'escroquerie et de détournement de fonds.

abbaye sainte-croix
C'est dans cette abbaye située à Saint-Benoît (86) qu'ont eu lieu les essais cliniques clandestins.
Crédit : Paul Pérucaud - Google Images

Une soi-disant "découverte" médicale contre Parkinson et Alzheimer. C'est ce que défendent les quatre personnes jugées depuis ce jeudi 25 juin devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont poursuivis pour avoir mené des tests illégaux sur des centaines de cobayes. Ces essais cliniques se sont déroulés entre 2017 et 2019 dans l'abbaye de Sainte-Croix, à Saint-Benoît, au sud de Poitiers (Vienne).

Les principaux prévenus, âgés de 76 à 82 ans, ne se sont pas présentés à l'audience, ni leur avocat. Parmi eux : le controversé professeur Jean-Bernard Fourtillan et son épouse, Marianne. Les essais cliniques consistaient à tester des patchs pour améliorer le traitement des maladies de Parkinson et d'Alzheimer.

 

La disparition du professeur Fourtillan

Le procès devait avoir lieu en décembre, mais a été renvoyé à cause de l'internement forcé en psychiatrie du professeur Fourtillan. Depuis, l'homme a disparu dans la nature. Il est poursuivi pour exercice illégal de la médecine, escroquerie et détournement de près de 130 000 euros. Ces fonds ont été reçus par son association pour financer son projet scientifique.

Jean-Bernard Fourtillan assurait avoir découvert une hormone sécrétée par une glande du cerveau et qui pouvait être utilisée dans le traitement de maladies neuro-dégénératives. Un procédé qui n'avait pas été validé par les autorités médicales officielles.

"Mon collègue est aller dans le mur, l'impasse, d'une découverte pourtant intéressante", regrettre le professeur Henri Joyeux, retraité de chirurgie et cancérologie, aussi appelé à la barre du tribunal.

 

Le procès doit durer deux semaines, jusqu'au 9 juillet.

 

 

 

Avec AFP