Sait-on enfin qui est Banksy ?

Publié : 16h57 par
Lola Marteau - Journaliste

Lola Marteau vous informe chaque jour sur alouette.fr.

Est-ce vraiment la fin du mystère ? Une longue enquête publiée récemment par Reuters dévoile l'identité secrète potentielle de l'artiste Banksy : Robin Gunningham.

A Brest, une exposition gratuite est consacrée à Banksy,
Crédit : Alouette DR

Alors que le street artist Banksy a toujours gardé le secret concernant son identité, des journalistes semblent l’avoir démasqué. 

 

Qui est Banksy ?

Mondialement connu, Banksy pratique le street art, l’art de rue. Depuis la fin des années 90, ces œuvres font le tour du monde, de Paris à Londres en passant par Kiev. La patte engagée de l’artiste est reconnaissable : il mêle politique, humour, poésie et satire au sein de ses œuvres réalisées aux pochoirs. 

"La Petite Fille au ballon" ou "Flower Thrower" font partie de ses productions les plus connues. 

 

Qui se cache derrière le pseudonyme ? 

Souhaitant rester dans l’anonymat, l’artiste utilise le pseudonyme "Banksy" tout au long de sa carrière. À de nombreuses reprises, des personnes ont essayé de démasquer son identité, mais aucune des hypothèses n’a été validée. 

Les derniers en date à relever le défi : Reuters. Une équipe de journalistes a publié une enquête approfondie, menée sur plusieurs années révélant une énième hypothèse sur l’identité de l’artiste. Banksy, de son vrai nom Robin Gunningham serait né en 1973, à Bristol en Grande-Bretagne. Il aurait changé de nom pour devenir David Jones, nom très courant en Grande-Bretagne, ce qui l’aiderait à brouiller les pistes.

 

Identité contestée 

Au sein de son enquête, Reuters cite à de nombreuses reprises des échanges entretenus avec Mark Stephens, l'avocat de Banksy. Ce dernier conteste l’exactitude de nombreux détails et amène les journalistes à ne pas publier l’enquête qui pourrait porter atteinte à l’artiste en le mettant en danger et nuir à son travail. Il indique :

"Cela protège la liberté d’expression en permettant aux créateurs de dire la vérité aux puissants sans crainte de représailles, de censure ou de persécution – en particulier, lorsqu’il s’agit de sujets sensibles tels que la politique, la religion ou la justice sociale."

L’avocat poursuit en précisant que depuis quelques années l’artiste est "la cible de comportements obsessionnels, menaçants et extrémistes".

Les journalistes de Reuters, qui ont quand même publié l'enquête, justifient leur choix : 

"Nous avons appliqué le même principe que Reuters utilise partout : les personnes et les institutions qui cherchent à façonner le discours social et politique sont soumises à un examen minutieux, à une obligation de rendre des comptes et, parfois, à la révélation de leur identité."