En Vendée, Fleury Michon regorge d'idées pour réussir à recruter

Publié : 10h39 par
Elouen Rouchy - Journaliste

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Basé à Pouzauges, le groupe emploie plusieurs milliers de salariés, dont une majorité en Vendée. Mais l'entreprise n'arrive pas à recruter des cadres facilement. Alors pour y remédier, elle a ouvert deux "hubs", des succursales à Nantes et La Rochelle. Elle propose aussi un système de conciergerie médicale à l'ensemble de ses salariés et leur famille.

Fleury Michon Vendée
Des avantages ont été mis en place pour faciliter le recrutement à Fleury Michon.
Crédit : Illustration Envato - DR

Fleury Michon, entreprise de l'industrie agroalimentaire, emploie près de 4 000 personnes réparties dans plusieurs sites de production, et dont la majorité se trouvent en Vendée, à Pouzauges, le siège social. Mais elle peine à recruter, notamment des cadres. Pour y remédier, elle a décidé d'ouvrir deux "hubs". Un a Nantes il y a 5 ans et un autre récemment à La Rochelle. L'idée est de "ratisser plus large" nous indique Antoine Belot, DRH de Fleury Michon. "Avec ces succursales implantées dans des plus grandes villes, cela nous permet de recruter plus facilement. Car le conjoint ou la conjointe de notre salarié peut trouver un emploi plus rapidement".

Ce système permet à l'employé d'habiter autour de Nantes et La Rochelle, et de ne venir à Pouzauges que ponctuellement.

"Entre les deux jours de télétravail que l'entreprise propose, plus notre règle qui permet de travailler un jour dans ces hubs, les salariés qui habitent à Nantes et la Rochelle peuvent passer trois jours dans ces villes-là, et ne venir que deux jours à Pouzauges."

 

Un impact sur le carburant

Trois jours chez soi ou dans les hubs, deux jours à Pouzauges par semaine, la solution proposée à de multiples avantages selon Antoine Belot. "Notamment sur le carburant en ce moment. Ces hubs limitent les déplacements, d'autant plus que les gens qui sont à Nantes et La Rochelle covoiturent beaucoup entre eux. Tout cela permet également une meilleure articulation vie pro/vie perso, ce qui nous facilite grandement notre capacité à recruter."

Antoine Belot, DRH de Fleury Michon, au micro d'Alouette

Une conciergerie médicale

Autre spécificité pour les employés de Fleury Michon, l'entreprise a mis en place une conciergerie médicale, dans un secteur, on le sait, victime de désertification médicale. "Une mesure pour le salarié et sa famille, ce qui fait un peu plus de 3 000 utilisateurs", nous rappelle Antoine Belot. La conciergerie permet à l'employé de trouver beaucoup plus rapidement un médecin près de chez soi.

"Mais on ne s'est pas arrêté là. On a remarqué qu'il y avait très peu de dermatologues qui reçoivent des patients. Ça nous est arrivé, et on le refera au mois de mai, de faire venir un dermatologue dans nos locaux, dans notre infirmerie, et qui fait des consultations pour nos salariés."

Une façon de rassurer de futures recrues. Car en général, lorsqu'une "entreprise recrute des gens venus d'autres régions, le sujet de l'école pour les enfants, et de la prise en charge médicale est essentiel".

Antoine Belot, au micro d'Alouette

Un rapport de force inversé

Le fait de mettre en place ces hubs et une conciergerie médicale pour faciliter le recrutement, notamment des cadres, semble démontrer que le rapport de force employeur/employé s'est inversé ces dernières années. "C'est le cas" nous confirme Antoine Belot. "On est désormais dans un marché de candidats. Il faut qu'on soit plus clair et transparent sur les opportunités que l'entreprise peut apporter au candidat. On doit mettre en avant l'intérêt des missions, les conditions de travail ou encore les avantages sociaux que le groupe propose. C'est quelque chose qui dure depuis quelques années". Quant au salaire, nerf de la guerre, il dépend évidemment de l'ancienneté, de l'expérience et de la négociation avec la direction.

Antoine Belot, au micro d'Alouette