"Le ZooParc de Beauval ne poursuivra pas ce projet" : le centre d'accueil de dauphins tombe à l'eau

Publié : 11h12 par
Joséphine Point - Journaliste - Coordinatrice des contenus web

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Rodolphe Delord, le directeur du parc animalier du Loir-et-Cher, annonce que les dauphins du Marineland d’Antibes et ceux de Planète Sauvage ne seront finalement pas accueillis à Beauval.

Dauphins
Crédit : Capture écran | Youtube | Marineland Côte d'Azur

Il n'y aura pas de centre d'accueil de dauphins au Zooparc de Beauval. Son directeur, Rodolphe Delord, l'annonce ce mardi 25 août après plusieurs mois d’études du projet. Ce centre d'accueil prévoyait d'accueillir huit des douze cétacés du Marineland d'Antibes, fermé en début d'année 2025, et onze de Planète Sauvage, parc animalier situé près de Nantes.

 

Un projet hors norme

Il y a un an, le projet décrit comme "hors norme" et imaginé "à la demande du gouvernement et de certaines associations", était présenté comme une solution viable pour les dauphins du Marineland d'Antibes, dont le sort reste incertain depuis la fermeture du parc en janvier 2025.

La structure, qui devait s'étendre sur deux hectares et demi de surface, comprenait une dizaine de bassins, dont trois immenses lagons, et ainsi devenir un centre d'études, de recherche scientifique et de sauvegarde des dauphins.

Plus d'un million et demi d'euros ont été engagés dans les études, les expertises et les démarches administratives. Mais ce mardi 25 août, le directeur annonce finalement que "le ZooParc de Beauval ne poursuivra pas ce projet".

 

Des coûts trop élevés

Plusieurs problématiques ont penché dans la balance. Le coût du chantier, d'abord, qui était finalement estimé à 45 millions d'euros, contre 25 à 30 millions initialement.

Il y a eu aussi les recours juridiques engagés par plusieurs ONG qui s'opposaient au projet, mais aussi l'absence d'engagement du gouvernement. "Nous ne pouvons pas engager un investissement d'une telle ampleur où la multiplication des recours fait peser une incertitude permanente sur la réalisation du projet. Une telle situation ne permet pas de garantir sereinement l'avenir de ces animaux", explique Rodolphe Delord dans une vidéo face caméra.

"Lorsqu’il est question du bien-être animal, notre responsabilité est d’étudier toutes les solutions possibles avec sérieux. C’est exactement ce que nous avons fait. Aujourd’hui, parce que nous sommes responsables, nous avons le devoir de dire non à ce projet."

 

L'inquiétude pour les dauphins

Pour le ZooParc de Beauval, c'est un crève-coeur. "Ce qui est particulièrement difficile aujourd'hui, ce n'est pas de renoncer à un projet, c'est de renoncer à une solution que nous pensions la meilleure pour ces animaux", explique le directeur.

Huit des douze dauphins du Marineland d'Antibes, fermé en janvier 2025, ont été transférés dans un parc en Espagne en juillet. Sans Beauval, ils pourraient finalement être envoyés en Asie, dans "des hôtels ou des parcs
d'attractions", d'après Rodople Delord. "Nous sommes vraiment inquiets pour leur avenir."

 

 

 

 

Avec AFP