24H du Mans : 5e victoire de suite de Toyota !

12 juin 2022 à 16h30 par Morgan Juvin

Toyota a remporté une cinquième victoire consécutive lors de la 90e édition des 24 Heures du Mans ce dimanche, poursuivant sa domination sans partage sur le mythique circuit sarthois.

24h du mans
Crédit: lemans.org | Jonathan BICHE (ACO)

La Toyota N.8 de Brendan Hartley, Sébastien Buemi et Ryo Hirakawa a renoué avec le succès après le triplé de 2018, 2019 et 2020, devant sa voiture soeur N.7, victorieuse l'an passé.

Les visages changent mais la Toyota N.8 continue de gagner: les rotations au sein de l'équipage n'ont pas empêché la voiture du constructeur japonais de remporter quatre des cinq dernières éditions des 24 Heures du Mans, la dernière dimanche.

De 2018 à 2022 !

De la première victoire en 2018, il n'en reste plus qu'un : le Suisse Sébastien Buemi, 33 ans, qui avait posé la première pierre de l'édifice après trois ans de monopole Porsche.

Seuls cinq pilotes ont remporté la course mythique d'endurance plus souvent que lui. L'ex-pilote de F1 et champion de Formule Electrique (2016) était de tous les succès de la N.8 mais reste encore loin du Danois Tom Kristensen, nonuple vainqueur.

A l'époque, Buemi faisait équipe avec le Japonais Kazuki Nakajima et Fernando Alonso, le double champion du monde, alors en congé sabbatique de la Formule 1. L'année suivante, le trio l'a de nouveau emporté.

Mais en 2020, Alonso est d'abord parti disputer le Dakar, puis les 500 Miles d'Indianapolis, en plein été, à huis clos pour cause de Covid-19, avant de retrouver un volant de F1 avec Alpine-Renault.

Buemi et Nakajima ont alors été associés à Brendon Hartley, qui débarquait chez Toyota avec un palmarès déjà bien garni: deux fois champion du monde d'endurance (2015 et 2017), déjà vainqueur au Mans (2017) avec Porsche. Le résultat n'a pas changé: victoire dans la Sarthe avec le Néo-Zélandais.

C'est seulement en 2021 que l'hégémonie de la Toyota N.8 a été interrompue par sa voiture soeur, la N.7. Au début de la saison 2022, Nakajima (37 ans) a pris des fonctions managériales au sein du constructeur japonais, laissant sa place dans l'hypercar à son compatriote Ryo Hirakawa, de neuf ans son cadet.

Jusque là, pour la N.7, les défaites concernaient toujours les mêmes pilotes: le Japonais Kamui Kobayashi, l'Argentin José Maria Lopez et le Britannique Mike Conway, dauphins en 2018 et 2019, troisièmes en 2020, avant de rompre avec leur malchance légendaire l'an dernier.

Au bout de cette 90e édition parfaitement bien gérée par l'équipage de la N.8, il y a donc un nouveau nom au palmarès des 24 Heures, celui d'Hirakawa, venu du Super GT japonais au plateau très relevé.

Et une nouvelle ligne au palmarès XXL de Buemi, qui rejoint dans la légende du Mans trois références: le Belge Olivier Gendebien, les Français Henri Pescarolo et Yannick Dalmas. Tous d'excellents pilotes entrés dans l'histoire de la grande course d'endurance, comme le Suisse.

(avec AFP)