Affaire Tiphaine Véron : une statue inaugurée au Japon en sa mémoire

Publié : 16h26 par
Lola Marteau - Journaliste

Lola Marteau vous informe chaque jour sur alouette.fr.

Il y a huit ans, jour pour jour, la Poitevine Tiphaine Véron disparaissait mystérieusement au Japon. Ce mercredi 29 juillet, une statue à l'effigie de la trentenaire est inaugurée à Nikko.

Tiphaine Véron
Tiphaine Véron a disparu au Japon le 29 juillet 2018.
Crédit : Archives

Le 29 juillet 2018, l'assistante scolaire est aperçue pour la dernière fois alors qu'elle visite la ville de Nikko, au nord de Tokyo.

 

Une statue symbolique 

Huit ans après, l'enquête policière n'a rien donné et Tiphaine Véron reste introuvable.

Ce mercredi 29 juillet, la famille de la disparue s'est rendue à Nikko. Une statue à l'effigie de l'assistante scolaire, réalisée par la sculptrice Mana Yokoi, y est inaugurée.

"Les autorités françaises, au plus haut niveau, ont à cœur de vous soutenir, de vous accompagner, même si ce n'est jamais assez", affirme l'ambassadrice de France au Japon, Béatrice Le Fraper du Hellen, à la famille.

De son côté, la mère de la victime, Anne Désert, salue la "valeur symbolique" de cette initiative :

"Elle incarne la persévérance et le refus d'abandonner les recherches", déclare-t-elle.

Crédit : Damien Véron - Béatrice Le Fraper du Hellen et Damien Véron se saluant devant la statue

 

Une communication compliquée

Depuis la disparition de Tiphaine Véron, sa famille reproche aux autorités locales un manque de communication et de considération concernant l'affaire.

Les forces de l'ordre japonaises privilégient la piste accidentelle, tandis que les Véron demandent l'ouverture d'une enquête criminelle.

Face au flou entourant l'enquête, la famille prend les choses en main et mandate une société suisse spécialisée. Le rapport est troublant : la géolocalisation des derniers déplacements de Tiphaine, grâce à son téléphone portable, contredit le témoignage du patron de l'hôtel où elle séjournait seule. Celui-ci affirme l'avoir vue quitter l'établissement à 10 h.

Pour Damien Véron, frère de Tiphaine, très impliqué dans les recherches, la "frustration est énorme" :

"Le fait qu'ils réfutent un rapport, c'est déjà énervant. Mais qu'ils ne fassent pas ce travail eux-mêmes, ça rend fou. On est face à un mur. C'est pour ça que l'objectif est que la police nationale prenne le relais."

Lors de son déplacement au Japon, ce mardi 28 juillet, la famille a participé à une réunion avec la police de Nikko. Des représentants de la police nationale y étaient aussi présents, une première d'après Damien Véron.