Appel à la grève à Pôle emploi le 1er février

10 janvier 2022 à 15h46 par Arnaud Laurenti

Les syndicats demandent notamment une revalorisation des salaires.

Appel à la grève à Pôle emploi le 1er février
Crédit: DR | Pôle Emploi

L'intersyndicale de Pôle emploi appelle à la grève le 1er février pour réclamer notamment une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail, a-t-on appris lundi de source syndicale.

L'appel émane des syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SNAP, SNU-FSU, STC, SUD et UNSA de l'opérateur public qui compte quelque 55 000 agents. Dans un communiqué commun daté du 7 janvier, ces organisations affirment que l'appel à la grève vise à "revaloriser les salaires et les traitements", "stopper la dégradation des conditions de travail" et "redonner du sens au travail pour améliorer la qualité du service au public".

 

"Pas un jour sans de nouvelles hausses de prix, notamment l'énergie, les carburants, le logement, les dépenses contraintes, quand nos rémunérations stagnent depuis plusieurs années et quand l'inflation atteint 2,8% fin novembre 2021", déplorent les syndicats.

"Pas un jour sans un nouveau plan d'action, de nouvelles exigences gouvernementales, et toujours à marche forcée", ajoutent-ils, citant le plan pour les demandeurs d'emploi de longue durée présenté fin septembre, le nouveau contrat d'engagement jeune (CEJ) et encore le "renforcement du contrôle de la recherche (d'emploi) dans un contexte de durcissement des règles de l'assurance-chômage".

"Tout cela accroît la charge de travail et rend plus difficile l'exercice de nos missions", disent-ils, dénonçant une "dévalorisation" des qualifications et une "perte de sens au travail", au regard de l'importance des missions de Pôle emploi. Et d'inviter les agents à se mobiliser "massivement pour envoyer un message clair".

Le dernier mouvement national du même type à Pôle emploi remonte au 20 novembre 2018, selon un responsable syndical. Le taux de participation au mouvement social, qui visait à protester contre des réductions d'effectifs, avait alors été de près de 30%.

 

(avec AFP)