Arrêt cardiaque : à Angers, un défi pour sauver des vies
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Laura Vergne vous donne rendez-vous sur Alouette et alouette.fr pour des reportages au plus près de vous !
Ce vendredi 16 octobre, le CHU d’Angers invite le public à s’exercer au massage cardiaque. Un défi national vise un million de compressions thoraciques. L’objectif : apprendre à agir, malgré les appréhensions.
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Deux mains peuvent changer une vie. Encore faut-il oser les poser sur le thorax d’une personne en arrêt cardiaque. En France, environ 50 000 arrêts cardiaques surviennent chaque année hors de l’hôpital. Pour les secours, les gestes des premiers témoins sont essentiels. À l’occasion de la journée mondiale de l’arrêt cardiaque, les soignants souhaitent lever les hésitations. À Angers, dans le Maine-et-Loire, Damien Chauvat porte cette mobilisation. Il est infirmier enseignant au CESU 49, le centre d’enseignement des soins d’urgence du CHU.
Un million de compressions pour apprendre à agir
Le principe ressemble à celui du Téléthon : faire grimper un compteur grâce aux participants. Ce vendredi 16 octobre, les CESU mobilisés additionneront les compressions réalisées lors des séances de formation. Le compteur national sera accessible sur le site de leur association, l’ANCESU. À Angers, le public pourra contribuer en s’exerçant sur des mannequins. "On aura des mannequins. Ils pourront essayer de faire des compressions thoraciques", explique Damien Chauvat. Les visiteurs pourront aussi échanger avec les professionnels présents. Derrière le défi, l’enjeu dépasse le chiffre. Il s’agit de donner envie de se former, puis d’en parler autour de soi.
"Pour apprendre à sauver quelqu’un, ça vaut le coup", insiste l’infirmier.
"Tout commence par le témoin"
Dans le Maine-et-Loire, ces situations mobilisent quotidiennement les secours. "Ça représente plusieurs appels par jour au SAMU 49", rapporte Damien Chauvat. Pourtant, les équipes découvrent encore des victimes auprès desquelles aucun geste n’a été commencé.
"On arrive sur des situations où rien n’a été fait, où rien n’a été débuté, entre l’alerte et l’arrivée des secours."
Lors d’un arrêt cardiaque, le sang ne circule plus efficacement. Le cerveau manque alors d’oxygène. Les compressions thoraciques permettent de maintenir une circulation sanguine en attendant les secours. Une personne inconsciente qui ne respire pas normalement doit faire suspecter un arrêt cardiaque. Il faut appeler le 15 ou le 112 et commencer le massage cardiaque. Un défibrillateur doit être utilisé dès que possible, en suivant ses instructions. Pour l’infirmier, chaque intervenant constitue un maillon de la "chaîne de survie". Mais le premier se trouve déjà sur place : le témoin.
"Une réticence à sauver une femme"
Certaines appréhensions concernent particulièrement les femmes. Damien Chauvat décrit une hésitation à découvrir leur poitrine ou à toucher leur thorax, "puisque le massage se fait sur peau nue".
"On a des gens qui ont une réticence à découvrir une femme qui serait en arrêt cardiaque, pour poser ses mains au milieu de son thorax, de peur que son geste soit mal interprété."
Il l’assure : cette gêne peut retarder les premiers gestes et être fatal à la victime. "On le fait dans un objectif précis, c’est permettre à cette personne de survivre", rappelle l’infirmier. "Du coup, il ne faut vraiment pas hésiter." La journée angevine permettra aussi d’aborder ces craintes avec les soignants, sans attendre une urgence.
Pour participer : rendez-vous vendredi 16 octobre, de 8h30 à 17h30, au centre de simulation en santé du CHU d’Angers, dans les locaux du CESU 49, bâtiment G2. L’entrée est libre.
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