Deux-Sèvres : l’avenir de 2 000 infirmières se joue d’ici novembre

Publié : 10h48 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

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Née dans les Deux-Sèvres, l’association Asalée a été placée en liquidation judiciaire. Elle cherche désormais un repreneur pour poursuivre son activité et préserver près de 2 000 emplois.

infirmière
Crédit : illustration Envato - DR

Créée dans les Deux-Sèvres il y a plus de 20 ans, Asalée joue désormais sa survie. L’association, qui emploie environ 2 000 infirmières en France, a été placée en liquidation judiciaire ce mardi 29 septembre. Son activité peut toutefois se poursuivre jusqu’au 30 décembre 2026.

 

Un repreneur recherché avant fin novembre

Le compte à rebours est lancé. Les candidats à la reprise ont jusqu’au 30 novembre à 17h pour déposer une offre. Le tribunal des affaires économiques de Paris a autorisé la poursuite de l’activité jusqu’à la fin décembre. La présidente de l’association, le docteur Margot Bayard, défendait une autre solution. Elle souhaitait poursuivre l’activité et transformer Asalée en société coopérative d’intérêt collectif. De son côté, l’Assurance maladie assure à l’AFP qu’elle "continuera à soutenir l’association" pendant la procédure.

 

Une association née dans les Deux-Sèvres

L’histoire commence en 2004 dans les Deux-Sèvres. Asalée permet alors de salarier des infirmières aux côtés des médecins généralistes. Leur mission : accompagner notamment les personnes atteintes de maladies chroniques. Diabète, troubles cardiaques, asthme ou encore troubles du sommeil : les infirmières assurent un suivi thérapeutique des patients. Le dispositif s’est ensuite développé partout en France.

 

Publication Facebook du groupe "Nous sommes Asalée"

 

Une gestion épinglée avant la liquidation

Les difficultés ne datent pas d’hier. Asalée avait déjà été placée en redressement judiciaire six mois plus tôt. L’association connaît également des conflits récurrents avec l’Assurance maladie, son unique financeur, à hauteur d’environ 100 millions d’euros par an. En juillet 2025, l’Inspection générale des affaires sociales avait sévèrement critiqué sa gestion. L’Igas pointait des "insuffisances en termes d’organisation et de pilotage". Elle relevait aussi plusieurs "irrégularités", notamment concernant le droit des associations, le droit du travail et la commande publique. L’avenir d’Asalée dépend désormais des éventuelles offres de reprise.

 

 

 

 

 

Avec l'AFP