Bientôt des pistes de ski dans le Morbihan

25 février 2022 à 11h57 par Marie Piriou

Du ski en salle à Lorient : ce projet un peu fou pourrait voir le jour l’année prochaine près de Lorient. Mathieu Delalande avait vu son projet avorté en 2019 en raison de la crise sanitaire mais il est désormais relancé et soutenu par une société qui possède deux salles similaires. Nous avons rencontré Mathieu Delalande, gérant de Breizh Ski Indoor 4810.

La salle de ski indoor devrait voir le jour en 2023 à Hennebont (56).
La salle de ski indoor devrait voir le jour en 2023 à Hennebont (56).
Crédit: DR Mathieu Delalande

Faire du ski en Bretagne, dans le Morbihan. Ce sera peut-être le cas dès l’année prochaine. Le nom de la future salle de ski indoor a déjà été trouvé : Breizh Ski Indoor 4810. La salle aussi, elle se situera à Hennebont et elle permettra de dévaler des pentes de la piste verte à la piste noire. Pas de vraie neige mais de l’eau, avec une consommation finalement limitée contrairement à ce qu’on pourrait croire.
Nous nous sommes entretenus avec le responsable de ce projet, Mathieu Delalande.

Pouvez-vous nous présenter ce projet de salle de ski sur tapis synthétique ?

Le projet est né à la suite du visionnage d’une vidéo sur YouTube de salle de ski en indoor, il y a trois ans. J’étais moi-même sportif pendant 15 ans dans le milieu du parachutisme. Je me suis dit : "pourquoi ne pas amener un sport nouveau qui n’existait que très peu à l’époque". J’ai commencé à réfléchir petit à petit pour pouvoir proposer quelque chose qui sortait de l’ordinaire en Bretagne.

En quoi consiste et comment se pratique le ski indoor concrètement ?

Le ski indoor se pratique sur un tapis synthétique qui permet de glisser sur ce tapis qui est légèrement humidifié par de l’eau et qui reproduit les sensations de la neige. Les sensations se rapprochent fortement de la réalité. On peut adapter les exercices et intégrer la réalité virtuelle grâce à nos futurs tapis. Ce qui permet une large progression pour les futurs adhérents, d’une piste verte à une piste noire en fonction des niveaux des personnes.

Du ski en salle, ce n’est pas courant… Pensez-vous que ce concept peut plaire et avoir son public à Lorient ?

Oui, parce que c’est une ville dynamique. Les retours de l’étude de marché sont excellents. Nous avons deux bases militaires à Lann-Bihoué et à Lanester, ce qui représente environ 4.000 personnes. C’est aussi une ville étudiante et la situation géographique de Lorient en Bretagne est très bonne. La salle se situera à Hennebont.

Vous aviez dû mettre de côté ce projet une première fois. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi et qu’en est-il à ce jour ?

Le projet a été tenté en 2019. Malheureusement, la création de l’entreprise s’est faite en octobre 2019, et en février 2020, tout s’est arrêté à cause du Covid-19. J’ai préféré arrêter au bon moment, plutôt que de continuer et de se retrouver avec énormément de difficultés. Donc, cela a été très difficile. Mais aujourd’hui, on est reparti sur une nouvelle dynamique et l’objectif c’est de réussir.

Ce projet devrait donc enfin voir le jour ?

Je suis confiant, tout en restant sur mes gardes. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Mais c’est une autre dynamique qui se met en place, le projet a été retravaillé notamment avec l’aide de Ski Indoor 4810, mon futur collaborateur, qui possède deux structures similaires aujourd’hui en France.
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’aujourd’hui en France 8% des Français vont au ski l’hiver, ce qui n’est pas beaucoup. Quand j’ai fait l’étude de marché, ça m’a frappé, il faut compter en moyenne pour un Breton 1.000 euros pour une semaine de ski par personne, ce qui est énorme. Demain, on va pouvoir proposer, à partir de 60 euros, un cours de ski coaché de 30 minutes.

Qu’en est-il de la partie écologique d’un tel projet ?

C’est un projet complétement éco-responsable. Aujourd’hui si on peut proposer des prix attractifs au public, c’est qu’il y a eu un investissement sur la récupération des énergies, ainsi qu’un système de récupération de l’eau. La machine, par heure, consomme seulement 35 kWh. Pour que la machine puisse fonctionner sur un mois, j’aurai besoin de 50 litres d’eau, ce n’est pas grand-chose. Par exemple, une personne aujourd’hui consomme à elle-seule en moyenne de 130 à 145 litres d’eau par jour. Vous voyez, c’est donc très peu.

Vous avez lancé un appel à financement participatif à hauteur de 60.000 euros. Comment faire pour y participer ?

Il y a deux moyens pour trouver cette cagnotte, soit via Leetchi, soit sur la page Facebook Breizh Ski Indoor 4810. Pour les contributeurs de ce nouveau projet, nous avons mis en place, pour les participants à partir d’un certain montant, des cadeaux en fonction des donations.

Quel est le coût total du projet ?

C’est confidentiel mais je peux vous dire qu’on est en dessous de 300.000 euros.

Entretien retranscrit par Mikaël Le Gac