Cavale meurtrière dans l’Ouest : le procès s’ouvre devant la cour d’assises du Maine-et-Loire

Publié : 13 septembre 2026 à 19h00 par
Corentin Mathias - Journaliste

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À Angers, un détenu comparaît à partir de ce lundi 14 septembre devant la cour d'assises du Maine-et-Loire pour deux meurtres commis au cours de sa cavale au cours de l’été 2023.

Procès
Crédit : Illustration Envato - DR

Le 20 juin 2023, Stéphane Iganache ne réintègre pas la prison d'Argentan, dans l’Orne, où il est détenu, après une permission de sortie.

 

Une permission de sortie qui tourne à la cavale

Les policiers, à sa recherche, cherchent en vain à contacter Adélaïde Duplouy, 40 ans, une mère de deux enfants habitant Angers, avec laquelle Stéphane Iganache entretient une relation sentimentale. Le corps de la quadragénaire, morte étranglée, est découvert par ses enfants, chez elle, le 22 juin. Ces derniers confirment aux enquêteurs le passage de Stéphane Iganache dans leur appartement les jours précédents.

Débute alors une traque durant laquelle le fugitif enchaîne les intrusions dans des maisons et vole une voiture près d'Angers. Sa trace est retrouvée à une centaine de kilomètres au nord d’Angers, en Mayenne, à Chailland, où résident les parents d'Adélaïde. Le couple sera invité à quitter les lieux par précaution.

Dans cette commune, il agresse une femme le 28 juin pour tenter de lui voler sa voiture, avant d'être mis en fuite par un passant. Le 1er juillet, la voiture d'un Chaillandais, garagiste à la retraite, est découverte incendiée dans un champ à quelques kilomètres d'Angers. Les gendarmes se rendent le lendemain chez le propriétaire du véhicule, qu'ils retrouvent mort, son corps portant une vingtaine de plaies et des ecchymoses.

 

Cinq jours de procès

Stéphane Iganache est interpellé le 4 juillet, caché sur un chantier à Avrillé, près d'Angers, où il tente de fuir la police. En garde à vue, le suspect reconnaît les faits.  Stéphane Iganache comparaît en récidive car déjà condamné en 2017 dans l'Essonne pour une tentative de meurtre sur une agente pénitentiaire avec qui il entretenait une liaison. 

Le procès doit durer cinq jours, le verdict attendu le 18 septembre. L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Avec AFP