"Courir, c’est un peu pareil que d’être en pleine mer" : Violette Dorange, marraine du semi-marathon de Rochefort

Publié : 8h47 par
Romane Hocquet - Journaliste

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Plus de 4 000 coureurs sont attendus pour le 10km et le semi-marathon Airbus prévus ce dimanche 19 avril dans la ville de Charente-Maritime. Interview avec la navigatrice du Vendée Globe, qui sera aussi sur la ligne de départ.

Violette Dorange
Violette Dorange participera à son troisième semi-marathon dimanche 19 avril à Rochefort
Crédit : Initiatives Coeur - Violette et Team - Curutchet

Vous êtes la marraine du semi-marathon Airbus à Rochefort. C’est la ville où vous êtes née. Ça fait du bien de revenir à la maison ?

Oui, bien sûr ! J’ai passé toute mon enfance dans un village au sud de Rochefort. C’est une région que j’aime beaucoup, en plus tous mes proches sont là-bas. Quand je rentre en Charente-Maritime (Violette Dorange habite désormais à Lorient, en Bretagne), ce sont toujours des bons moments ! On aime beaucoup l’île d’Oléron, les petites maisons charentaises, c’est là que j’ai commencé la voile, ce sont des souvenirs d’enfance… c’est toujours touchant de revenir !

 

Cette année, votre notoriété profite au semi-marathon Devenir Airbus. Vous soutenez plusieurs associations ?

Oui, notamment les Apprentis d’Auteuil. Nous aidons les jeunes en difficulté à se remotiver et à trouver une orientation. Avec ce semi-marathon, l'objectif, c’est de récolter 30 000 euros grâce aux dossards, à la buvette, et aux dons. Cela servira à la rénovation d’une maison des familles de la fondation qui se trouve à Saintes.

 

Vous allez courir votre 3ème semi-marathon : est-ce qu’il y a des points communs entre la course à pied et ce sport ?

Quand je vais courir en hiver, j’ai l’impression de retrouver les mêmes sensations que quand je suis seule en mer. Il y a déjà l’endurance de l’effort physique car les manœuvres sur un bateau peuvent correspondre à un effort de 40 minutes à 1h, soit une course de 10km. Et puis il y a cette idée de se retrouver seule, en allant au bout de ses kilomètres, de son effort, comme quand on est en mer. Et puis, dans les deux cas, on est en pleine nature !

 

La course à pied, c’est aussi important dans votre préparation physique ?

Oui, préparer un semi-marathon, cela me donne un objectif précis pendant ma préparation physique l’hiver. C’est une période où les bateaux sont sortis de l’eau, une équipe technique travaille dessus, je n’ai donc plus mon support de sport. À la place, je fais de la musculation, du pilate et de la course à pied. L’idée c’est d’avoir une compétition, sans trop de pression mais avec un petit objectif temps, et un entraînement sérieux.

 

Quels sont vos conseils pour les coureurs ?

Déjà, ne pas partir trop vite : c’est l’erreur à ne pas faire ! Avec l’adrénaline du départ et le mouvement de la foule, il ne faut pas se laisser emporter et puis courir le plus régulièrement possible. J’ai essayé de faire trois sorties par semaine et de m’écouter pour ne pas me blesser.