Déminage à Royan : plus de 600 personnes à évacuer

3 février 2022 à 14h21 par Denis LE BARS

Entre 600 et 700 personnes vont devoir quitter leur domicile vendredi à Royan, le temps de déminer une bombe amorcée de 1,1 m de long et de 250 kg datant de la Seconde guerre mondiale.

Opération de grande envergure à Royan
Opération de grande envergure à Royan
Crédit: Facebook | Police Nationale de la Charente-Maritime

L'engin découvert s'avère particulièrement dangereux, "sur une échelle de un à cinq, les démineurs le classe à cinq car la bombe est amorcée", indique l'adjoint au maire à la sécurité de la cité de Charente-Maritime, Philippe Cussac.

Vendredi matin à Royan, la sirène retentira deux fois : à 8h30 pour alerter les habitants que l'opération de déminage a commencé, et sans doute vers 13h00 pour prévenir qu'elle est terminée.

La bombe peut exploser "à tout moment", a précisé le maire LR Patrick Marengo, ancien général de division de l'armée de Terre.

Une trentaine de bombes encore enfouies ? 

Le 5 janvier 1945, la Royal Air Force britannique avait largué 300 bombes de ce type sur Royan. "Les démineurs estiment qu'environ 10% de ces engins n'ont pas explosé", selon M. Cussac.

Depuis, chaque année, la sirène retentit à la date anniversaire et régulièrement, des engins qui n'ont pas explosé, sont retrouvés.

Un rayon de 300 m autour de la bombe a été délimité, qui englobe 544 propriétés. Entre 600 et 700 personnes devront être évacuées et seront conduites en bus dans un gymnase aménagé pour l'occasion.

Si tout se passe comme prévu, deux petites détonations devraient s'entendre, une "pour pétarder l'amorçage et une seconde pour faire sauter le culot de la bombe", a détaillé l'adjoint, tandis que le "détonateur sera détruit en dehors de la ville".

Comme Brest, Lorient et Saint-Nazaire, Royan fait partie de ces villes bombardées par les alliées. L'objectif de ces derniers visait à en déloger l'occupant, et détruire ses installations militaires.