Des couvercles de verre pour faire barrage au GHB

2 novembre 2021 à 17h36 par Victoria Maquet Foucher

Depuis quelques mois, le nombre de personnes droguées au GHB lors de soirées augmente de façon inquiétante. Afin d’empêcher l’intrusion de substances illicites dans les boissons, des "capotes de verre" sont distribuées par des associations, bars et boîtes de nuit, notamment à Tours.

Des "capotes de verre" pour lutter contre le GHB
Des "capotes de verre" pour lutter contre le GHB
Crédit: Unsplash

Ces derniers mois, de plus en plus de femmes (mais aussi des hommes) déclarent avoir été droguées sans qu’elles s’en rendent compte lors de soirées étudiantes, dans des bars ou encore en boite de nuit. Ce phénomène prend une ampleur inquiétante dans plusieurs grandes villes françaises, notamment à Tours, Montpellier, Grenoble…

Aussi appelé la "drogue du violeur", le GHB provoque des absences et des trous de mémoire, parfois même une paralysie. Il se dissout dans les liquides et devient indétectable. Cette drogue est versée dans le verre des victimes dans le but de pouvoir abuser d’elles.

 

Des "capotes de verre"

Afin de protéger les jeunes contre ce fléau des "préservatifs pour verre" ont été distribués aux étudiants de certains campus, ainsi qu’aux clients de bars et boîtes de nuit de plusieurs villes françaises. Cette protection est un couvercle en silicone avec un trou pour la paille, qui se place sur les verres afin d’empêcher d’y glisser de la drogue.

À Tours notamment, depuis cette recrudescence de GHB dans la ville, certains bars-discothèques comme le "New Way" et le "Pym’s" proposent cette protection de prévention, selon La Nouvelle République. Depuis début septembre, plusieurs jeunes femmes ont déposé plainte pour avoir été droguées à leur insu.