"Chaque goutte d’eau compte dans le Finistère" : des coupures d’eau possibles si la pluie ne revient pas rapidement

Publié : 12h27 par
Adrien Michaud - Journaliste

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Depuis le 7 août, le Finistère est placé en crise sécheresse à cause d’une période inédite sans véritables précipitations. Alors, ce lundi 19 octobre s’est tenue une réunion du comité de la ressource en eau du département. Le préfet appelle chacun à réduire sa consommation.

Face à la sécheresse, couper l'eau du robinet pourrait devenir une réalité dans le Finistère.
Face à la sécheresse, couper l'eau du robinet pourrait devenir une réalité dans le Finistère.
Crédit : Unsplash

Après un début d’année de tous les records en matière de précipitations dans le Finistère, le département est placé, depuis le 7 août, en crise sécheresse, et la pluie n’a toujours pas vraiment fait son retour dans la région. Alors, ce lundi 19 octobre s’est tenue une réunion du comité de la ressource en eau de ce territoire. Les autorités ont dressé un constat simple : "chaque goutte d’eau compte dans le Finistère".

Face à une ressource toujours sous tension, le préfet appelle chacun à réduire sa consommation : "La situation reste critique et seules des précipitations durables, significatives et généralisées pourront permettre d’inverser la tendance."

Dans ce contexte, "toutes les mesures d’anticipation et de préservation de la ressource sont mises en œuvre", selon les autorités, comme les restrictions pour les industries, ou encore la remise en service d’anciens captages, mais ces mesures ne suffisent pas à compenser le manque de précipitations. "Il est donc indispensable de préserver chaque volume d’eau disponible et de maintenir l’alimentation en eau potable comme priorité. Le maintien de restrictions strictes est indispensable pour éviter d’aggraver les tensions sur la ressource et préserver l’eau destinée aux besoins essentiels."

 

La crainte des coupures d’eau

"Nous avons tendance à plaisanter sur la pluviométrie finistérienne, à nous comparer avec la Normandie, sauf qu'aujourd'hui, ce n'est plus une blague", a mis en garde, le 8 octobre dernier, le maire de Brest, Stéphane Roudaut, au cours d'une conférence de presse à l'usine d'eau potable de Pont-Ar-Bled, qui assure l'approvisionnement de 310 000 habitants.

Par exemple, avec une pluviométrie en déficit de 60% sur les trois derniers mois par rapport à la moyenne, le lac du Drennec qui alimente l'usine d'eau potable n'est rempli qu'à un tiers de sa capacité maximum, un niveau extrêmement bas pour la saison.

Alors, pour la préfecture du Finistère, "chaque usager a un rôle à jouer : particuliers, collectivités, entreprises et exploitations agricoles doivent poursuivre leurs efforts et respecter les restrictions en vigueur. Chacun doit agir concrètement pour réduire sa consommation, limiter les prélèvements et supprimer les usages qui ne sont pas indispensables."

Si les tensions s’aggravent et entraînent une rupture de l’approvisionnement en eau potable dans certains secteurs, comme le nord du Finistère, des solutions de distribution d’urgence "permettant une consommation restreinte, devront être mises en place, notamment par camions-citernes et par la distribution d’eau en bouteille." La priorité immédiate reste donc claire : "réduire les consommations, respecter les restrictions et préserver chaque goutte d’eau", conclut la préfecture bretonne.