Une entreprise nantaise de fleurs dénonce les impayées dont elle est victime de la part d’un grand magasin parisien

Publié : 9h36 par
Corentin Mathias - Journaliste

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Une entreprise spécialisée dans les fleurs durables et basée près de Nantes, à Blain traverse une crise majeure. Elle fait face à plusieurs dizaines de milliers d’euros d’impayés de la part du grand magasin parisien le BHV.

Fleurs
Crédit : Illustration Envato - DR

C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les dirigeants de l’entreprise Flowrette, deux nantais de 29 et 33 ans, décident d’attaquer en justice l’enseigne du BHV à Paris ainsi que son dirigeant. Une décision prise en raison d’impayés de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

 

Des dizaines de milliers d’euros impayés

L’entreprise spécialisée dans les fleurs durables avait installé un corner au BHV, en 2023, afin d’y commercialiser ses créations florales. Fournissant sa marchandise et ses salariés, l’entreprise recevait chaque mois une rétribution de la part du grand magasin parisien. Oui mais voilà, les dirigeants ont pris la décision de quitter les lieux l’été dernier. Pour quelle raison ? Des factures impayées de plusieurs dizaines de milliers d’euros de la part du grand magasin parisien.

Des irrégularités de paiement que les dirigeants Margot Prévost et Vincent Morio avaient commencé à constater plusieurs mois auparavant, en septembre 2024. Margot Prévost a pris la parole sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo, elle révèle ces impayés, précisant être dans une situation financière critique. L’argent manque pour assurer l’avenir de l’entreprise et notamment pour réaliser des travaux dans le magasin de Blain, afin de développer un atelier pour relocaliser la production de bouquets.

 

Un bouquet Franc-Parler en guise de solidarité

Ainsi, en réponse aux impayés, Margot Prévost et Vincent Morio ont décidé d’attaquer en justice l’enseigne du BHV et son dirigeant. Une action juridique au pénal pour abus de confiance et pour le délit d’escroquerie. "Le silence n’est plus une option (...) On se bat pour le respect des petites structures" a ajouté Margot Prévost sur les réseaux sociaux.

De son côté, contacté par Ouest-France, le BHV promet : "le montant dû sera réglé dans les prochains jours". En attendant, l’entreprise a lancé sur son site un bouquet baptisé Franc-Parler afin de "transformer cette crise en élan de solidarité".