Incendie de l’Hôtel de ville de Limoges : Sébastien Lecornu promet une reconstruction à l’identique

Publié : 10h23 par
Corentin Mathias - Journaliste

Corentin Mathias vous donne les infos près de chez vous, tous les week-ends, en direct sur Alouette.

Près d’une semaine après l’incendie de l’Hôtel de ville de Limoges, lors des violences et dégradations commises en marge de la mobilisation du 17 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu sur place ce vendredi 23 octobre.

Hôtel de ville Limoges
Crédit : Capture écran | X | Ville de Limoges

Le chef du gouvernement a visité l’édifice sinistré et a promis de rebâtir "à l'identique" le bâtiment.

 

Une reconstruction sur le modèle de Notre-Dame de Paris

Moins d'une semaine après l'embrasement et la destruction de l'Hôtel de ville, image marquante des violences ayant accompagné la mobilisation nationale du 17 octobre, le chef du gouvernement a appelé les Limougeauds à "ne pas se laisser abattre" et à "relever la tête".

Lors de sa venue dans la ville de Haute-Vienne, Sébastien Lecornu a promis de rebâtir la mairie "à l'identique" sans financement communal. Il propose une reconstruction en "procédure Notre-Dame" de Paris, à l'image de la cathédrale rebâtie en cinq ans après le dramatique incendie de 2019.

La mairie sera entièrement classée aux monuments historiques, devenant éligible à certains financements, et bénéficiera d'un article dédié dans le projet de loi Logement, en cours d'examen, "accélérer les procédures", a détaillé le Premier ministre. Selon Guillaume Guérin, le maire de Limoges, l'État devrait assurer 80 % du montant des réparations, le reste venant du mécénat, public et privé. Une cagnotte ouverte par la Fondation du patrimoine affiche plus de 477 000 euros récoltés. 

 

Deux suspects présentés à la justice

Avant l'arrivée de Sébastien Lecornu ce vendredi, le parquet de Limoges a annoncé que deux suspects, arrêtés cette semaine en Haute-Vienne et en Creuse, avaient été déférés devant les juges chargés de l'enquête sur l'incendie de l'Hôtel de ville. Le parquet avait requis leur placement en détention provisoire.

 

Interdiction de manifester et couvre-feu

En amont de l’acte 2 de la mobilisation contre la vie chère ce samedi 24 octobre, le préfet de Haute-Vienne a pris un arrêté pour interdire "temporairement les rassemblements et regroupements de plus de dix personnes, dans un périmètre défini", couvrant l’intégralité du centre-ville. Il n’y a pas que dans le centre-ville de Limoges que la manifestation est interdite ce samedi, c’est aussi le cas dans les centres-villes de Brest, Morlaix, Lorient, Laval, Angers, Cholet, Saumur, Nantes, Saint-Nazaire, La Rochelle ou Angoulême.

Un couvre-feu a également été instauré à La Rochelle depuis vendredi soir et jusqu’à lundi matin, entre 22h et 5h. Couvre-feu instauré également au Mans, pour la nuit de samedi à dimanche. Même mesure dans certains secteurs de Niort, Nantes et Saint-Nazaire pour les mineurs non-accompagnés.