Inondations : "il faut attendre la décrue pour évaluer les dégâts et la reconnaissance de catastrophe naturelle"

Publié : 10h05 par
Elouen Rouchy - Journaliste

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Mathieu Lefèvre, ministre de la Transition écologique, et Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, étaient dans le secteur d'Ancenis ce lundi 23 février. Ils ont constaté les inondations qui ont notamment touché les communes de Vair-sur-Loire et d'Oudon. 

Les cours d'eau débordent et inondent les habitations, les commerces et les champs.
Les cours d'eau débordent et inondent les habitations, les commerces et les champs.
Crédit : Alouette DR

L'eau est montée très haut dans le secteur d'Ancenis. À Oudon par exemple, la Loire a atteint le niveau historique de 5,77 mètres. C'est justement sur place que sont venus Mathieu Lefèvre, ministre de la Transition écologique, et Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur ce lundi matin.

Ils n'ont pu que constater la situation et les dégâts qui impactent de nombreux habitants, commerces et agriculteurs. Pas d'annonce de reconnaissance d'état de catastrophe naturelle pour le moment. Mais selon le ministre de la Transition écologique :

"Le Gouvernement a fait en sorte que les commissions se tiennent le plus rapidement possible. Il faut attendre la décrue pour que les dégâts puissent être constatés. On met une mobilisation maximale pour que les dossiers puissent aller le plus rapidement possible. Je remercie les assurances qui ont dépêché dans de nombreux départements des experts pour faciliter les processus. En tout cas, le gouvernement, par la voix de Roland Lescure (ministre de l'Économie, NDLR), fait en sorte que les indemnisations puissent aller le plus vite possible."

Mathieu Lefèvre, ministre de la Transition écologique, au micro d'Alouette

Des catastrophes climatiques de plus en plus récurrentes

Des inondations l'hiver, des sécheresses l'été. Ces phénomènes climatiques sont de plus en plus récurrents sur le territoire, en lien évidemment avec le réchauffement climatique. Une habitude dont se passeraient bien les sinistrés. Et c'est pourquoi il faut désormais mieux appréhender ces catastrophes, selon Mathieu Lefèvre.

 


Le tunnel au niveau de la gare d'Oudon, entièrement inondé - Alouette DR

 

"Il ne faut pas s'habituer, mais il faut se préparer. Se préparer en pensant à la ville de demain, des villes mieux protégées. Je voudrais vous dire à quel point il y a de nombreuses actions mises en place entre l'État et les élus locaux. On est une véritable chaîne d'action pour se préparer à la ville de demain. Il n'y aura pas de risque zéro, il continuera à y avoir des inondations. Mais on peut essayer de mieux se protéger et de mieux prévenir. Notamment grâce aux fonds mis en place par le budget de la nation. 300 millions d'euros au travers du fond Barnier et du fond vert. Des fonds que l'on peut mobiliser pour se préparer à de tels événements."

Mathieu Lefèvre, au micro d'Alouette

"Agir pour atténuer le dérèglement climatique"

Sur place se trouvaient de nombreux élus locaux, et notamment le député écologiste Jean-Claude Raux. Il nous rappelait que les inondations dans le secteur de Saffré, notamment, sont habituelles. Mais ce qui l'inquiète, c'est la récurrence du phénomène. Un phénomène qui s'aggrave avec le réchauffement climatique.

 


Une route de Vair-sur-Loire inondée et impraticable - Alouette DR

 

Interrogé sur les pistes étudiées par le Ministère de la Transition écologique pour limiter ce réchauffement, Mathieu Lefèvre rappel "qu'on agit à la fois pour atténuer le dérèglement climatique, mais aussi et surtout pour s'adapter face à ce dérèglement. C'est tout le sens du plan d'action du gouvernement. Les outils et les moyens sont là. Mais il faut qu'on engage une réflexion peut être de plus long terme sur la stratégie foncière, sur la question de l'artificialisation des sols. Cela viendra dans un second temps, car l'urgence aujourd'hui, c'est la gestion de crise, et de l'indemnisation."

Mathieu Lefèvre, au micro d'Alouette