Le « France Libre », le nom du futur porte-avions français

Publié : 21h21 par
Laura Vergne - Journaliste reporter

Laura Vergne vous donne rendez-vous sur Alouette et alouette.fr pour des reportages au plus près de vous !

À Indret, près de Nantes, Emmanuel Macron a dévoilé ce mercredi 18 mars le nom du futur porte-avions français. Baptisé « France Libre », il remplacera le Charles de Gaulle en 2038. Un chantier industriel majeur, impliquant plusieurs acteurs de l’Ouest.

Emmanuel Macron à Naval Group Nantes-Indret ce mercredi 18 mars
Emmanuel Macron à Naval Group Nantes-Indret ce mercredi 18 mars
Crédit : Simon Torlotin / Ouest-France / POOL

Le nom est posé, le chantier est lancé. Le futur porte-avions français s’appellera "le France Libre". Annonce faite ce mercredi 18 mars par Emmanuel Macron, depuis le site Naval Group à Indret, en Loire-Atlantique. Un lieu stratégique, où sont conçues les chaufferies nucléaires du navire. Ce bâtiment succédera au Charles de Gaulle à l’horizon 2038.

 

Le "France Libre" un choix inédit

Jusqu’ici, les porte-avions français portaient des noms de figures historiques. Charles de Gaulle, Clemenceau ou Foch. Avec "le France Libre", le choix change de registre.

"Pour lui, pour nous, l’esprit français, c’est un esprit de résistance, affirme Emmanuel Macron. Volonté de résister pour demeurer libre. Volonté irréductible, invincible."

Une référence directe à la Seconde Guerre mondiale. Et un message assumé.

"Cette volonté de rester libre, c’est celle de l’indépendance coûte que coûte », ajoute le chef de l’État. Y compris « industrielle, technologique et d’innovation militaire".

 

Un projet ancré dans l’Ouest

Le chantier mobilise déjà plusieurs sites dans la région. À Indret, près de Nantes, les chaufferies nucléaires sont en cours de préparation. Un élément central du futur navire. Autre acteur clé : les Chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire. Le site participera à la construction du porte-avions. On peut notamment citer, GTM Ouest et ENAG entreprise bretonne. Au total, plus de 800 entreprises doivent être mobilisées.

 

Un géant des mers à 10 milliards d’euros

Le futur porte-avions affiche des dimensions inédites.

"Il sera de 310 mètres de long. Il déplacera 80 000 tonnes. Il disposera de deux réacteurs nucléaires, détaille Emmanuel Macron. Ces chiffres disent la dimension de l’ambition qui est la nôtre."

Le navire pourra embarquer une quarantaine d’aéronefs. Avec des capacités renforcées. Le coût du programme est estimé à 10 milliards d’euros sur vingt ans. Mise en service prévue en 2038. Dans un contexte international tendu, le président insiste :

"Pour rester libres, il nous faut être craints. Pour être craints, il nous faut être puissants."