Le gouvernement prépare la fermeture des centres de vaccination

15 septembre 2021 à 8h07 par Arnaud Laurenti

Les centres de vaccination contre le Covid-19 pourraient fermer cet automne, ou au plus tard en février 2022, en fonction de la capacité des pharmaciens et médecins libéraux à prendre le relais, selon un document du ministère de la Santé consulté mardi par l'AFP.

Centre de vaccination
Crédit: Alouette

La campagne vaccinale ne cesse de ralentir, à tel point que la fermeture des centres créés en début d'année est envisagée d'ici un à six mois.

 

Le ministère table sur une "charge d'injections" de 2,9 millions de doses par semaine en septembre - une hypothèse optimiste compte tenu des 1,8 million de doses écoulées la semaine dernière.

Le rythme hebdomadaire chuterait ensuite à 1,3 million en octobre, 0,7 en novembre, 0,6 en décembre puis 0,4 et janvier et février.

Soit, sur la base de 4,3 semaines par mois, plus de 27 millions de vaccinations avant la fin de l'hiver, dont une grande partie pour la "dose de rappel" - qui vise potentiellement 18 millions de personnes.

Deux options sont sur la table: selon que les libéraux pourront effectuer 750.000 ou 300.000 injections par semaine, cela "impliquerait une fermeture des centres en octobre ou en février".

Les soignants contactés par l'AFP sont prudemment optimistes. Du côté des médecins généralistes, "on a la capacité de vacciner si on nous donne les doses", assure Jacques Battistoni (MG France).

Chez les pharmaciens aussi, "à partir du moment où on a les doses, il n'y a pas de difficultés pour faire 750.000 vaccinations en ville", estime Philippe Besset (FSPF).

Les commandes de Pfizer leur seront enfin ouvertes lundi, pour livraison début octobre, mais les libéraux sont échaudés par les ratés logistiques à répétition des autres vaccins (AstraZeneca, Janssen et Moderna).

Si tout se déroule sans accroc cette fois-ci, "a priori les fermetures de centres auront lieu en fin d'année", prévoit M. Besset.

À moins d'un nouveau rebondissement: le ministère n'exclut en effet pas "l'éventualité d'un rappel en population générale", c'est-à-dire d'une troisième dose pour tous.