Loire-Atlantique : reconnu coupable d’agressions sexuelles sur plusieurs enfants, un ancien animateur périscolaire condamné à six ans de prison

Publié : 22 janvier 2026 à 18h06 par
Corentin Mathias - Journaliste

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Un ancien animateur périscolaire exerçant dans deux écoles à Rezé, près de Nantes, a été condamné ce jeudi 22 janvier par le tribunal correctionnel de Nantes.

Justice
Crédit : Illustration Pexels

L’homme de 61 ans a été condamné à six ans de prison ferme pour des agressions sexuelles sur des enfants dans le milieu périscolaire. Des faits commis entre 2017 et 2019.

 

Des baisers et des caresses sur 12 enfants

Le tribunal a retenu sa culpabilité pour douze enfants, pour la plupart âgés de 3 à 6 ans au moment des faits et a prononcé une relaxe pour une treizième victime en raison d’éléments insuffisants. Des baisers sur la bouche, des caresses sur le sexe et les fesses des enfants ou encore l’exhibition de son sexe à une enfant, lui sont reprochés.

L'homme âgé de 61 ans aujourd’hui, sera écroué dans un délai de 30 jours et pourra être incarcéré même s'il fait appel, selon le principe de l’exécution provisoire à effet différé. De plus, l’accusé devra effectuer un suivi socio-judiciaire de trois ans à sa sortie de prison avec une injonction de soins, ne pourra plus jamais exercer un métier en lien avec des mineurs et voit son nom inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles.

Lors de l’annonce de cette décision, les très nombreux parents massés dans la salle d’audience ont fondu en larmes ou manifesté une vive émotion, sept ans après la révélation des faits. "Ce n’était pas possible qu’il ne soit pas condamné", a confié Stéphanie, mère d’une jeune victime, les yeux embués.

"Pour notre enfant, cela reste compliqué. Cette histoire va nous marquer à vie".

 

"La parole de l’enfant a tout son sens"

Suspendu en mars 2019, cet animateur périscolaire avait travaillé dans deux écoles de la commune de Rezé, à partir de 2016 et l’obtention de son diplôme d'animateur, après avoir travaillé la majeure partie de sa carrière dans la grande distribution.

"C’est un signal fort pour la société et pour le système judiciaire car cela montre que la parole de l’enfant a tout son sens", a réagi Marie Grimaud, qui représentait les parents des jeunes victimes. "Ce que l’on ne voulait pas voir auparavant se voit aujourd’hui", a-t-elle poursuivie.

"Il peut y avoir des agressions sexuelles à l’école, derrière une porte" et "les écoles et les municipalités doivent en prendre la mesure".

(Avec AFP)