4,5 millions d’euros en plus pour les sauveteurs en mer

22 octobre 2019 à 6h37 par Nicolas Mezil

Le gouvernement s'est engagé dans la nuit dernière devant l'Assemblée à augmenter de 4,5 millions d'euros la subvention accordée à la Société nationale de sauveteurs en mer (SNSM), endeuillée par le décès de trois sauveteurs aux Sables d’Olonne en juin.

ALOUETTE
Le canot de la SNSM de Pornichet
Crédit: Archives

"Nous savons que la société en a besoin pour investir. Nous comprenons le besoin de financements, le gouvernement s'engage pour la deuxième partie du PLF (projet de loi de finances) pour un amendement qui abondera les crédits de 4,5 millions d'euros au profit de la SNSM", a indiqué le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt dans l'hémicycle.

Des difficultés matérielles et financières

Trois sauveteurs de la SNSM ont péri le 7 juin au large du port vendéen des Sables-d'Olonne après le chavirage de leur navette, sortie en pleine tempête Miguel pour secourir un bateau de pêche. Quatre autres sauveteurs, présents à bord, avaient pu regagner le rivage, sains et saufs.

Au-delà de la vive émotion qu'il a suscitée, ce drame a également mis en lumière les difficultés rencontrées par cette association composée de 8.000 bénévoles et qui vit essentiellement grâce aux dons, peinant à remplacer son matériel vétuste alors qu'elle secoure toujours plus de personnes.

Le recours à une taxe rejeté

Plusieurs députés avaient soumis dans la nuit des amendements pour déplafonner une taxe en faveur de la SNSM. Le gouvernement a demandé leurs retraits au profit d'une augmentation de la subvention, présentée lors de la deuxième partie de l'examen du PLF consacrée aux dépenses.

Certains députés ont réclamé des garanties pour que cette subvention soit "pérenne" et pas seulement destinée à l'année 2020.

Dans un communiqué, le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a salué "'l'engagement pris cette nuit par le gouvernement."  Il ajoute que "cette subvention permet de porter à 10,7 millions d'euros le montant de la subvention annuelle allouée par l'Etat à la SNSM".

Interrogé par nos confrères du Télégramme, le président de la SNSM, Xavier de la Gorce, juge que cette décision est une bonne nouvelle mais que cela reste insuffisant.

 

(Avec AFP)