Adolescente séquestrée à Rennes : 5 personnes en garde à vue

4 juin 2021 à 11h36 par Léanne Coste

Le procureur de la République a annoncé, jeudi dernier, la mise en place en garde à de cinq jeunes pour motif d'enlèvement et séquestration d'une jeune fille de 17 ans.

ALOUETTE
Crédit: Archives

Les faits se seraient déroulés lundi entre 18h et 21h30, heure à laquelle la victime a été ramenée chez elle par ses agresseurs. 

Taser, coups de cutter...

Alors qu’elle devait retrouver une connaissance à la patinoire, l’adolescente aurait été prise à partie par trois jeunes femmes. Ces dernières l'auraient obligée à monter à bord d’un véhicule, sous la menace d’un taser. La victime aurait été transportée dans différents lieux et aurait reçu l’ordre de se dévêtir, chose qu’elle a refusé. "Le haut de ses vêtements étaient arrachés et elle recevait un coup de taser", selon le communiqué. Dans le dernier lieu, un des agresseurs “lui rasait une partie des cheveux”. "Une partie de cette agression a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux", indique le procureur. Ses agresseurs ont fini par prendre la fuite.

La victime a été prise en charge au CHU de Rennes dans la soirée. "Conduite à l'hôpital, la mineure présentait des lésions, justifiant en l'état une incapacité totale de travail de 7 jours", a indiqué Philippe Astruc dans un communiqué. 

Un différent lié aux réseaux sociaux ? 

La victime a déclaré qu'elle était soupçonné, par ses agresseurs, de connaître la personne qui se trouve derrière un compte diffusant des rumeurs et insultes dans le quartier du Blosne.

À noter que quatre femmes figurent parmi les cinq gardés à vue, âgés de 19 à 29 ans. Ils ne seraient, pour la plupart, pas connus de l’institution judiciaire. D’autres investigations demeurent avant d’élucider l’affaire. « Tout sera mis en œuvre pour identifier les auteurs de ces faits et les interpeller, afin qu’il n’y ait aucune impunité et que ce type de dérive violente de la part d’une partie de notre jeunesse soit fermement sanctionnée. », a indiqué le magistrat.

Une enquête de flagrance a été "confiée à la Sûreté départementale de Rennes des chefs de violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours commises en réunion, avec arme et guet-apens et enlèvement et séquestration avec libération volontaire avant le 7ème jour", ajoute le communiqué,