Affaire Seznec : des fouilles ont débuté ce matin à Morlaix

24 février 2018 à 9h05 par Rédaction Alouette

<p><span style="color:#000000"><span style="font-size:14px"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif">Des fouilles ont débuté ce matin&nbsp;dans la maison où vivait la famille&nbsp;Seznec&nbsp;à Morlaix dans le but&nbsp;d'y retrouver le corps jamais retrouvé de Pierre Quémeneur, disparu en 1923.</span></span></span></p>

ALOUETTE

Des fouilles ont d�but� ce matin dans la maison o� vivait la famille Seznec � Morlaix dans le but d'y retrouver le corps jamais retrouv� de Pierre Qu�meneur, disparu en 1923.

"Il s'agit de fouilles priv�es", a pr�cis� � l'AFP Denis Langlois, avocat entre 1976 et 1990 de la famille de Guillaume Seznec.

Une dizaine de b�n�voles participent aux op�rations, avec l'aide d'une tractopelle. La propri�taire de la maison, actuellement inoccup�e, a donn� son autorisation pour que des fouilles soient men�es dans l'ancienne cave et l'ancien cellier, selon les initiateurs des travaux.

"On peut ne rien trouver, trouver des objets ou trouver des ossements", explique Bertrand Vilain, 55 ans, auteur d'un livre sur l'affaire et coordinateur des fouilles.

Guillaume Seznec a �t� condamn� en 1924 au bagne � perp�tuit� pour le meurtre un an plus t�t de Pierre Qu�meneur, conseiller g�n�ral du Finist�re avec lequel il �tait associ� en affaires, ainsi que pour des faux en �criture.

Mais le corps de Qu�meneur n'a jamais �t� retrouv� et Seznec, condamn� sans preuves, n'a jamais avou�.

Ces nouvelles recherches sont motiv�es par la r�v�lation, dans un ouvrage paru en 2015, du t�moignage in�dit d'un des enfants du couple Seznec, �g� de 11 ans au moment des faits. Il a �t� enregistr� en 1978 par l'un de ses neveux.

En ce jour ensoleill� de mai 1923, "Petit-Guillaume" raconte avoir entendu sa m�re repousser les avances d'un certain "Pierre", puis avoir vu Qu�meneur par terre et sa m�re debout devant lui. "Je crois qu'elle a d� se d�fendre et le frapper � la t�te", racontait-t-il, selon le r�cit qu'en a fait Denis Langlois dans "Pour en finir avec l'affaire Seznec".

En 2015, M. Langlois avait demand� au procureur de Brest de faire proc�der � des investigations dans l'ancienne maison familiale pour savoir si le corps y �tait enfoui.

Le procureur avait rejet� cette demande, estimant qu'elle ne pouvait �maner que du condamn�, de ses descendants ou des autorit�s judiciaires comp�tentes.

"Si des ossements ou des objets concernant l'affaire Seznec sont d�couverts, nous avertirons la gendarmerie et le procureur", a indiqu� M. Langlois. "Une proc�dure de r�vision du proc�s de Seznec serait alors certainement mise en route", a-t-il ajout�.

Ces fouilles n'ont pas re�u le soutien de Denis Seznec, 71 ans, petit-fils de Guillaume Seznec, qui se bat depuis des ann�es pour faire reconna�tre l'innocence de son grand-p�re.

"C'est absurde, je n'y crois pas du tout", a d�clar� � l'AFP Denis Seznec. "Cette piste est faite pour nous nuire. Le t�moignage (de "Petit-Guillaume", ndlr), c'est une invention pure de Langlois", a-t-il avanc�.

"Qu'ils creusent, qu'ils fouillent, qu'ils d�truisent, je m'en fous, c'est ridicule", a-t-il ajout�.

Depuis 1924, quatorze demandes en r�vision du proc�s ont �t� rejet�es, la derni�re en 2006.