Affaire Troadec : la reconstitution à Orvault a duré cinq heures

30 avril 2019 à 9h28 par Rédaction Alouette

<p>Le meurtrier présumé de la famille d'Orvault, Hubert Caouissin, a participé à la reconstitution. Ce dernier nie toujours la prémédition du quadruple homicide.</p>

ALOUETTE

Cr�dits photo : La maison des Troadecs, � Orvault | Google Maps

L'assassin pr�sum� des quatre membres de la famille Troadec, Hubert Caouissin, a particip� pendant cinq heures dans la nuit de lundi � mardi � la reconstitution de la nuit du drame, pr�s de Nantes, � Orvault. 

Une �tape importante pour l'enqu�te

"M. Caouissin a �t� coop�ratif comme toujours et a r�pondu � toutes les questions", a d�clar� � l'AFP Lo�c Cabioch l'avocat de Lydie Troadec, compagne du suspect mise en examen pour "modification de l'�tat des lieux d'un crime" et "recel de cadavres".

Sous contr�le judiciaire, elle n'avait pas �t� convoqu�e sur les lieux mais son conseil a assist� � la reconstitution. Elle s'est termin�e "� 02H00", a-t-il ajout�.

Seul Hubert Caouissin, mis en examen pour assassinat et plac� en d�tention provisoire � la maison d'arr�t de Nantes, a �t� amen� sur les lieux dans un fourgon blanc, � 20H49.

Pendant cinq heures, le quadrag�naire sans ant�c�dent judiciaire a �t� interrog� sur les gestes qui l'ont conduit, il y a deux ans, � tuer � coups de pied de biche, selon sa version, son beau-fr�re Pascal Troadec, son �pouse Brigitte, (49 ans tous les deux) ainsi que leurs enfants S�bastien (21 ans) et Charlotte (18 ans).

La reconstitution devait permettre "d'�clairer la compr�hension des faits mat�riels", selon Patrick Larvor, l'un des avocats du suspect, qui a reconnu le quadruple meurtre.

Lundi soir, un p�rim�tre de s�curit� avait �t� install� par la police autour de la demeure des Troadec, une maison pavillonnaire blanche entour�e d'un petit jardin, dans un quartier r�sidentiel d'Orvault. Une d�panneuse avait amen� la Peugeot 308 du fils, qui aurait servi au suspect � transporter les corps.

Hormis la police judiciaire et les avocats des diff�rentes parties, Pierre Senn�s, procureur de la R�publique de Nantes, et Charlotte Gazzera, procureure en charge du dossier, ont particip� � cette �tape cruciale de l'instruction.

De nombreuses �nigmes planent toujours sur l'affaire: mobile flou sur fond de guerre d'h�ritage, arme du crime volatilis�e, corps des victimes d�membr�s puis diss�min�s par le suspect � plus de 240 km du lieu des faits, dans sa propri�t� � Pont-de-Buis-l�s-Quimerch (Finist�re).

Des restes avaient �t� d�couverts peu apr�s les faits. Mais d'autres parties, notamment les cr�nes des victimes, demeurent introuvables. Des fouilles ont r�cemment eu lieu dans le Finist�re, � la suite d'un d�placement li� � l'enqu�te.

 

(avec AFP)