Aigle Azur : les offres de reprise examinées ce lundi

16 septembre 2019 à 9h24 par Arnaud Laurenti

L'un des projets de reprise est porté par Air France et le groupe vendéen Dubreuil, et prévoirait notamment de sauver 800 emplois en France.

ALOUETTE
Deux des propositions sont jugées sérieuses par le gouvernement.
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Quel avenir pour les salariés de la compagnie aérienne Aigle Azur placée en redressement depuis début septembre ? Le tribunal de commerce d'Evry examine ce lundi les offres de reprise, avec deux projets jugés sérieux par le gouvernement.

Une offre conjointe pour Air France et Dubreuil

Aigle Azur, en cessation de paiement et dont les avions ne volent plus depuis le 7 septembre, a transporté 1,88 million de passagers l'an dernier. La compagnie emploie quelque 1.150 personnes, dont 800 en France et 350 en Algérie. "Il y a deux offres en discussion: une offre combinée de transporteurs aériens français, et une offre d'un transporteur étranger", a dévoilé le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, dimanche soir sur CNews. Le groupe étranger est EasyJet, ont affirmé à l'AFP des sources bien informées. Le secrétaire d'Etat a précisé dans la foulée que les deux acteurs hexagonaux étaient "Air France" et "le groupe Dubreuil", propriétaire majoritaire d'Air Caraïbes, via sa "filiale French Bee". Le président d'Air Caraïbes, Marc Rochet, assistait notamment à l'audience lundi.

L'offre du groupe Dubreuil porte sur la reprise des lignes long-courrier vers le Mali et le Brésil ainsi que la reprise d'"une centaine d'employés", avait précisé le groupe la semaine passée. Selon La Tribune, Air France et Dubreuil présentent une offre combinée qui prévoirait la reprise des 800 emplois de la compagnie en France, soit 80 % du personnel. 

Le juge, qui peut désigner un repreneur ou ordonner la liquidation de la compagnie aérienne, est susceptible de mettre sa décision en délibéré.

Une quarantaine de salariés se sont déplacés lundi matin au tribunal, en banlieue sud de Paris, pour certains déçus d'apprendre que l'audience se déroulait à huis clos, a constaté un journaliste de l'AFP. Plusieurs de leurs représentants étaient auditionnés par le juge, avant chaque repreneur intéressé, par ordre alphabétique.

De son côté, EasyJet a proposé de "reprendre les créneaux horaires (slots) avec cinq ou six avions et le personnel associé" (sur un total de 11 avions), selon Loïc Philippot vice-président du syndicat de pilotes SNPL Aigle Azur, non élu au CE. La compagnie a confirmé à l'AFP "son intérêt quant aux opérations d'Aigle Azur à Orly".

(avec AFP)